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Les foyers pulmonaires peuvent être plus nets. Kourilsky prétend à juste titre qu’ils sont beaucoup moins fréquents ; cependant, dans deux de nos observations, nous avons pu trouver l'existence d’abcès du poumon.
Leur apparition simule celle d’un infarctus ou d’une pneumopathie aiguë avec son point de côté, sa dyspnée ; à ce moment pas de signes cliniques nets, si ce n’est une légère diminution de la respiration à une base. Très souvent, elle s'accompagne d’une ascension de la température.
Les jours suivants se constitue un foyer, en règle, situé à une base, caractérisé par un souffle de type inspiratoire avec des bruits adventices assez humides. L’expectoration est banale, muco-purulente, contenant du staphylocoque.
L'évolution de ce foyer dépend essentiellement de celle de la septicémie ; il pourra s’accentuer, mais, très souvent, la mort survient avant qu’il n'ait le temps d'évoluer; enfin, dans les cas heureux, l’expectoration diminue, les signes cliniques disparaissent, on ne trouve plus qu'une diminution du murmure vésiculaire. Sur les clichés, on voit la cavité diminuer de volume et finalement, il y a restitution ad integrum.
Le malade de notre observation III nous a offert un exemple typique de ces foyers pulmonaires, revêtant entièrement le tableau précédent avec un premier foyer à gauche et deux foyers successifs à droite. A noter, que l’on trouva des staphylocoques dans les crachats, et qu'à chaque nouveau foyer, les crachats devenaient plus abondants et hémoptoïques. Ultérieurement tous les symptômes pulmonaires ont disparu.
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C’est également le cas du malade de notre observation IV, qui en dehors du foyer pulmonaire gauche sur lequel nous reviendrons, présenta un abcès vérifié radiographiquement. Sur une première radiographie, c'était une opacité arrondie à bords flous et à centre plus clair, située dans la région parahilaire droite. L’ombre avait complètement disparu sur un nouveau cliché pratiqué deux mois plus tard.
Mais ces abcès du poumon peuvent ne pas évoluer pour leur propre compte; corticaux, ils donnent une réaction pleurale de voisinage cliniquement traduite par une recrudescence du point de côté et par de gros frottements pleuraux. Parfois même, la réaction pleurale est plus intense et un épanchement apparaît soit sérofibrineux, soit hémorragique. Mais deux faits semblent importants à signaler : d’une part, le peu d’abondance de ces épanchements ; nous n’avons pu trouver dans la littérature un cas nécessitant des ponctions évacuatrices par suite de son abondance; d’autre part, c’est le peu de tendance à la transformation purulente de ces épanchements qui présentent une formule mixte lymphocytaire et polynucléaire avec des staphylocoques. Cette notion semble devoir être rapprochée des formes de synovites staphyloccociques signalées récemment par de Gennes et guérissant par simples ponctions et immobilisation. Nous reviendrons sur ce sujet au chapitre des lésions ostéo-articulaires.
Le malade de notre observation IV a présenté, en plus de son abcès pulmonaire droit, un foyer à la base
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gauche ayant débuté par un point de côté, puis s’extériorisant par un soufle tubaire.
Déjà quelques frottements dénotent la participation pleurale et dans les jours qui suivent en même temps que les frottements disparaissent, la diminution de la respiration s’accentue et la ponction ramène un liquide de formule mixte, où l’on trouve du staphylocoque doré. Trois mois après cette ponction, le liquide avait disparu et l’on retrouva à la radioscopie un bloquage du cul de sac gauche et une image triangulaire parenchymateuse séquelle de ce foyer, ayant occasionné cette réaction pleurale. Un an après, en juin 1935, toute séquelle avait disparu à l’examen radioscopique.
Ce sont là les principaux types de lésions pulmonaires rencontrées au cours des staphylococcies et que nous avons pu observer chez nos malades.
Parfois, au même titre que les septicémies à T.A.B. ; les septicémies à staphylocoques .peuvent débuter comme une pneumopathie aiguë avec point de côté, toux et expectoration rouillée. Pour illustrer cette forme, nous rapporterons l’observation suivante : :