RS, OA
articulaire aigu. Plus caractéristique fût le cas de notre observation III.
Des phénomènes douloureux furent particulièrement intenses, ayant nécessité des injections de morphine pendant plusieurs jours. Tout d’abord, douleurs très violentes de la hanche gauche, avec mouvements actifs et passifs impossibles, léger œdème de la région et légère circulation collatérale. Puis, la hanche droite se prit. Les douleurs disparurent en quelques jours des deux côtés sans que le moindre signe de suppuration n’apparaisse. L'état grave du malade n’a malheureusement pas permis de faire faire des clichés des hanches. Depuis la guérison, il y a restitution ad integrum des fonctions des hanches.
Cette observation réalise donc bien le syndrome pseudo-rhumatismal précédemment décrit; et de plus, elle est intéressante par sa localisation à la hanche : localisation signalée comme fréquente par Bourgeois et Porin et dont Nobecourt a fait une mention toute spéciale en citant trois cas. Dans la thèse de Petroff nous avons relevé quatre localisations coxofémorales sur dix observations.
Mais, si les auteurs s'entendent pour individualiser ce syndrome douloureux, par contre, les opinions divergent pour savoir à quelle base anatomo-pathologique il correspond :
Pierre Bourgeois et Porin n’ont retrouvé aucune lésion nette dans deux observations citées.
Petroff en particulier dans les formes localisées à la hanche, ne retrouva jamais de pus dans l'articulation,
MN Ces
mais seulement quelques gouttes de sérosité infiltrant les plans musculo-tendineux, expliquant ainsi les phénomènes douloureux réflexes.
Au contraire, L’Honoré a trouvé des lésions d’ostéopériostite décelables sur clichés, et après autopsie.
En décembre 1934, de Gennes a rapporté une observation de septicémie staphylococcique avec lésions ostéoarticulaires, suivies radiologiquement, qui semble jeter un peu de lumière sur cette question. L'auteur insista sur le caractère nécrosant, mais non suppuratif, des lésions osseuses.