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avec lacis veineux sous-cutané. Sous l'influence du traitement vaccinothérapique, la douleur et la tuméfaction disparurent, alors que tout faisait prévoir une suppuration au début.
Dans notre observation V, le malade présenta un point douloureux net, au niveau de l’extrémité antérieure de la 8 côte avec gonflement, rougeur et douleur exquise dans cette région. Trois jours après, à l’autopsie, on trouva un petit abcès contenant une cuillerée à bouche de pus crêmeux, en rapport avec un foyer d’ostéite.
Les arthrites accompagnent souvent les lésions osseuses, mais le staphylocoque peut créer d'emblée une localisation articulaire, soit hydarthroses ou arthralgies, sur lesquels nous reviendrons dans un instant.
Soit arthrites purulentes, où rapidement apparaît un énorme gonflement de l'articulation avec pus à la ponction. L’Honoré, dans sa thèse, cite une observation personnelle, où, après intervention sur une arthrite purulente du coude, on trouve du pus franc contenant du staphylocoque doré.
Parfois, elles passent inaperçues au milieu du syndrome général infectieux et c’est à l’autopsie que l’on retrouve la lésion. C’est le cas du malade de notre observation V qui présentait une arthrite purulente sternoclaviculaire gauche passée entièrement inaperçue.
Quant aux formes arthralgiques, signalées par Etienne dans sa thèse, puis par Barié et Reclus en 1899 à la Société Médicale des Hôpitaux, elle furent individualisées. par Jean Bourgeois et Jacques Porin en 1932, sous le nom de « forme pseudo-rhumatismale des staphylococ-
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cémies », Petroff lui consacra sa thèse en 1932 et depuis, Nobecourt insista sur ce syndrome dans une de ses leçons à la Clinique des Enfants-Malades. Voici la description de ce syndrome, donnée par MM. Jean Bourgeoiïs et Jacques Porin.
« Certaines formes de septicémies à staphylocoques revêtent un aspect très particulier par la coexistence d’un syndrome rhumatismal, réalisant des types d’arthralgies de myalgies ou de polyarthrites subaiguës ne passant pas à la suppuration. Il s’agit de phénomènes douloureux intenses au tout premier plan dans l’histoire de la maladie, siégeant soit, au niveau des articulations, soit plus fréquemment dans les masses musculaires adjacentes. Ces manifestations sont remarquables par leur acuité : douleur spontanée exagérée par la pression et par les moindres mouvements, entraînant une impotence fonctionnelle complète.
Pourtant, les symptômes locaux sont minimes ou complètement absents, et, il y a une disproportion manifeste entre les signes fonctionnels et les signes physiques. Un œdème léger, éveille parfois l’idée d’une lésion profonde, incomplètement extériorisée, mais, l’intervention pratiquée quelquefois dans ce cas ne permet de découvrir aucune collection purulente musculaire osseuse.
Ces accidents peuvent être, généralisés ou localisés, ce dernier cas paraissant le plus fréquent. Ils siègent habituellement au niveau dans le voisinage des grosses articulations : hanche, coude, genou. Mais ils peuvent également atteindre des jointures plus petites et frapper la colonne vertébrale, les doigts.
Abandonnés à eux-mêmes, Ces phénomènes rhumatoïdes cèdent toujours spontanément en quelques jours. Ils sont relativement mobiles, et peuvent abandonner une première localisation pour frapper une région voisine ».
Nous avons observé deux fois ce syndrome pseudorhumatismal. Dans notre observation V, il s'agissait de douleurs, au niveau de l’épaule gauche sans gonflement, avec limitation des mouvements actifs et passifs, qui, tout d’abord, avaient fait penser au rhumatisme