‹ Contribution à l'étude des Septicémies à StaphylocoquesChapitre 29 sur 41 · ER, VE · texte numérisé non relu

ER, VE

particulièrement violent chez notre malade, gênant l'examen de la bouche. Nous l’avons retrouvé dans un seul cas sur les sept observations de Giroire.

Joint à cet aspect bien particulier du malade, un état général grave, avec température à 400, pouls rapide, ataxoadynamie, urines rares albumineuses, souvent signes méningés.

L’hémoculture met en évidence du staphylocoque doré.

Dans les jours qui suivent, les signes locaux et généraux augmentent rapidement. L’œdème de la face peut gagner le côté opposé, souvent se produit du chemosis ; enfin l’apparition d’exopthalmie est fréquente : elle annonce une complication redoutée, la thrombophlébite du sinus caverneux. Giroire l’a signalée bilatérale dans un seul cas. Notre malade présentait une légère exopthalmie de l’œil gauche et une thrombophlébite du sinus caverneux, contrôlée à l’autopsie. L'examen de l'œil montre une acuité visuelle normale, mais une immobilité presque complète du globe oculaire.

En tous cas, l’évolution se fait rapidement vers la mort, généralement après une huitaine de jours de maladie au maximum.

50 LÉSIONS CARDIOVASCULAIRES.

Nous avons déjà vu l’endocardite ulcéro-végétante avec son cortège de manifestations cutanées. Les autres lésions sont beaucoup moins importantes ; péricardites, abcès du myocarde. Nous avons retrouvé dans les coupes de myocarde des malades de nos observations I et VII des amas de staphylocoque, la rapidité d’évolu-

tion de la maladie n’ayant pas permis à la réaction inflammatoire de se produire.

On a mentionné des artérites infectieuses à staphylocoque. Cliniquement elles sont rares, mais les lésions de l’endartérite des capillaires semblent avoir une grande importance dans les manifestations emboliques et nous ÿ reviendrons dans notre chapitre d'anatomie pathologique.

Quant aux phlébites, elles sont exceptionnelles. En 1923, à la Société Médicale des Hôpitaux, Raynaud, Lacroix et Boutin en ont rapporté un cas avec hémoculture positive et guérison, traité par un autovaccin. La rareté de cette localisation doit être opposée à la fréquence des phlébites à streptocoque.

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