‹ Contribution à l'étude des sérums cancéreuxChapitre 13 sur 17 · D) SE · texte numérisé non relu

D) SE

Il s'agissait d’un malade âgé de 50 ans, hospitalisé en chirurgie avec le diagnostic : hémorroïdes. Tout le reste de l’examen était par ailleurs négatif. Les résultats par la méthode chimique ont été: 74 mmlgr. par litre, une demi-heure après 71,5 °/ce,

Nous avons établi la mesure du décalage protidique dans le cas présent — —— 2,5.

Observation 2. — 12 octobre 1942.

Malade hospitalisé en chirurgie avec le diagnostic de « hernie bilatérale » (âgé de 42 ans).

Première mesure — 81,5.

Deuxième mesure — 82.

Moyenne de décalage : + 0,5.

Observation 3. — 12 octobre 1942.

Malade hospitalisé pour hypertrophie de la prostate: vérifié à l’intervention comme adénome banal

(71 ans).

Première mesure — 72,5 °/°°, Deuxième mesure — 63,2 °/°°, Moyenne de décalage : — 9.

Pour ces trois malades, nous avons pour la mesure des protides employé la méthode chimique.

Observation 4. — Le 28 avril 1942.

Madame D. (47 ans) est hospitalisée en médecine pour ictère. Coloration uniforme des téguments, couleur jaune verdâtre. Prurit modéré. A l’examen, gros foie augmenté de volume et débordant de quatre travers de doigts, le rebord costal. Rate non perceptible. Le reste de l'examen est négatif.

Urée — 0,26. Réactions de Hay : +++.

— de Grimbert : +++.

Le 12 mai 1942: le foie ne déborde plus le rebord costal. La coloration des ne a à peu près disparu. à

La malade est de nouveau hospitalisée en septembre 1942 pour gros foie et ictère à poussées fébriles avec grand amaïigrissement.

Radiographie: Pas de calculs vésiculaires.

Antécédents: Malade opérée par Monsieur le Docteur Moxpor d’un, fibrome.

Le diagnostic se pose de cholécystite sclérofibromateuse ou néoplasme ? Le diagnostic de cholécystite est porté.

Mesure des protides:

Méthode chimique 92,5 °/00

95,5 °/°0 30° après 89,4 c/o 60° après

Méthode réfractométrique

Indice Taux protide correspondant 1,3555 114,47 1,3581 129,59 1,3554 113,89

La moyenne des deux méthodes nous a donné un décalage protidique de — 12,5. A noter cette grosse variation chez une malade hépatique.

Observation 5. —— Octobre 1942. Malade en observation dans notre service de chi-

RO

rurgie pour image radiologique « d’ulcus prépylorique ». Examen par ailleurs négatif (malade ayant une vague histoire de gastrite). Intervention pratiquée le 24 octobre: compe-rendu: Laparatomie, pas de lésions. Fermeture.

Dosage des protides par la méthode réfractomé-

trique:

Moyenne de décalage : — 9.

Observation 6. — 30 octobre 1940.

La malade, Mme K..., entre à l’hôpital le 31 octobre

Nous remarquons chez cette malade, où le diagnostic de néoplasme fut longtemps discuté, que notre réaction protidique nous donna une réponse exacte qui fut confirmée par la radiographie. La courbe, en effet, s’abaisse nettement.

Après maints examens, cette malade admise pour douleurs rhumatoïdes présentait le 14 avril l’état suivant : les radios ont montré d’énormes lésions de L3 et LA (télescopage complet des deux corps vertébraux sans atteinte des disques sus et sous-adjacents). L’importance des lésions vésicales fait suspecter un néoplasme, diagnostic que semble confiriner la cystoscopie.

A signaler l’absence de paraplégie malgré l’importance des lésions vertébrales.

Eng

Le 20 mai 1941 :

Le diagnostic de néo est abandonné; les lésions

osseuses n’évoluent plus. Puis en août 1942 : nouvelles douleurs de cystite, état général aggravé. Le T.V. ne montre aucune lésion vésicale.

La radio montre la fixité des lésions osseuses. Malade décédée le 16 octobre 1942.

Examen nécropsique :

On trouve une tumeur sus-diaphragratique à gauche, que l’examen histologique décrit : pas d’éléments tumoraux une tumeur lombaire. Histologiquement : image de tuberculose ancienne.

Poumons : histologiquement : granulations caractéristiques de tuberculose folliculaire.

Foie : cirrhose avec dégénérescence graisseuse, présence en un point de deux follicules tuberculeux atypiques.

Au niveau de L2 et L3, il existe un abcès communiquant avec la grande cavité contenant du caséum. Les deux vertèbres sont complètement creusées et friables.

Donc chez cette malade longtemps soupçonnée de néoplasme vésical et de métastase hépatique et lombaire, l'examen nécropsique et histologique, ainsi que l’évolution terminale de la maladie, ont révélé une tuberculose généralisée.

La courbe protidique a donné par la mesure réfractométrique :

19,52057/ 260 Décalage protidique 72,03 °/°° — 3,5 15,927

D ue

Observation 7 et 8. — 17 juillet.

Deux malades chirurgicaux.

L’un âgé de 35 ans, hospitalisé pour fracture de jambe.

Courbe protidique :

73,5 °/°0 Décalage protidique 74,5 °/°0 + 1 L’autre malade hospitalisé pour hernie inguinale droite présente un examen général normal.

La courbe protidique par dosage chimique :

66,7 2700 Décalage protidique 66,7 °/°° 30° après A)

Observations 9 et 10.

Malade atteint d’une pleurésie (observation 9).

Courbe protidique :

83,1 °/00 | Décalage protidique 90,5 0/0 + 65 84 0400

Enfin notre dernier malade non néoplasique présentait un cas chirurgical extrêmement banal de frac-

ture.

Courbe protidique (méthode de dosage chimique). S200790 Décalage protidique 82,3 AC ur 1

Pour résumer ces observations, nous emprunterons le tableau établi par Monsieur le Docteur CAMENA D’ALMEIDA, dans son article paru dans « Paris-Médical » :

ES

Sérums présumés non cancéreux :

Moyenne générale de décalage protidique :

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