OBSERVATION IX
Névrile par contusion du sciatique poplité externe gauche, sciatique ascendante.
Salle Saint-Augustin. Service de M. Bondet.
G. V.., quarante-six ans, cultivateur. ;
Pas d’antécédents héréditaires mauvais. Pas de maladie antérieure, n'est pas alcoolique et ne présente pas de trace de syphilis.
Entré à l'hôpital le 19 mai 1892. Huit mois avant, il a reçu un coup sur la partie supérieure et postérieure du moilet gauche, en aidant à sortir d’une ornière une voiture embourbée. Il eut à la suite de cet accident un écchymose étendue, ce qui ne l’empêcha pas de continuer son travail pendant huit ou dix jours. La douleur, loin de se calmer, devint plus forte et continue. La marche devint impossible, et, depuis, le malade est forcé de garder le lit, ou d'étendre sa jambe malade sur une chaise. 11 marche très péniblement le jour de son entrée à l'hôpital, bien qu’il s’aide de deux béquilles.
Au moment de son entrée, le 19 mai 1892, douleur à la pression localisée le long de la partie supérieure du péroné et dans la masse musculaire voisine. La force musculaire semble encore bien conservée dans le membre malade, mais il est impossible au malade de faire contracter ses jumeaux.
Il n'existe aucun trouble de sensibilité.
Le membre inférieur gauche présente une atrophie notable.
Cuisse gauche au 1/3 moyen 43 centimètres; cuisse. droite, 47 centimètres.
Jambe gauche 1/3 supérieur, 3% centimètres ; jambe droite, 36 centimètres. |
L’articulation a conservé son intégrité.
Différence de température entre les deux membres prise au thermomètre à température locale,
Jambe droite, 36° 8 ; jambe gauche, 35° 1,