CONCLUSIONS
1. L’anatomie pathologique ne fournit que des observations quantativement et qualitativement insuffisantes pour qu’on puisse, d’après les données actuelles fournies par cette science, rien affirmer de positif sur la nature de la sciatique. Les recherches micrographiques ont presque toutes porté sur le tronc du sciatique ; or d’après l’expérimentation électrique les extrémités motrices terminales semblent primitivement atteintes dans un certain nombre de cas.
II. Le symptôme douleur, considéré isolément, ne peut servir à établir une distinction rationnelle entre les névralgies et les névrites.
IT. Les symptômes objectifs et l’étiologie doivent prendre dans l’étude de la sciatique une place qu’ils ne semblent pas avoir eue jusqu'ici.
IV. Si les troubles de contractilité sont constants, et ils paraissent l'être, la névralgie sciatique en tant qu’entité morbide r’existe pas, il n’y aurait que des névrites dans tous les cas, avec lésion portant quelquefois uniquement sur les terminaisons nerveuses motrices. Les troubles trophiques doivent être distingués des troubles de contractilité ou de tonicité.
V. Ces altérations de la contractilité constituent un élément de diagnostic de premier ordre parce qu’elles sont expérimentalement appréciables et en quelque sorte mesurables et indépendantes de toute considération sub jective.
Vu, bon à imprimer LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, BONDET, Vu, bon à imprimer LE DOYEN, LORTET.
Vu, bon et permis d'imprimer