‹ Contribution à l'étude des soies artificiellesChapitre 15 sur 81 · CH10H Q · texte numérisé non relu

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La molécule comprend 4 résidus glucosiques dont 3 ont le noyau de l’'oxyde d'amylène, le quatrième contenant celui de l'oxyde de butylène. Cette interprétation s'accorde avec les travaux de CHARLToN, Hawortn et PEaAT (68) et de Hrrsr (69).

D'autre part, l'hydrolyse en I, IT, IIT et IV donne 4 molécules de glucose, pouvant être méthylées en 2-3-6 * triméthylglucose d'IRvINE et Hirsr. L'acétolyse en Il et IV fournit intégralement l’octoacétate de cellobiose ; tandis qu'en I et III, elle donne les octoacétates de cellobiose et d’isocellobiose.

De bonne heure, les chercheurs s'étaient rendu compte que les composés cellulosiques, les fibres en particulier,

(68) CHARLTON, HAWORTH et PEAT, Loc. cit.

(69) HIRST, J. Chem. Soc., t. 128, p. 350 (1926).

possédaient toutes les propriétés de la matière cristallisée (70).

Ces méthodes sont Ë point de départ des méthodes modernes d'investigation de la cellulose et, si les résultats obtenus ne trouvent pas toujours les savants-d’accord, ils sont cependant la source de très précieuses indications.

Déjà, en 1810, Marus avait constaté que les fibres céllulosiques jouissaient de la propriété de la biréfrmngence. Plus tard, Naceri (71) conclut, de ses nombreuses recherches, que ces mêmes fibres sont constituées par des cristaux à biréfringence positive (indice de réfraction du rayon extraordinaire )} indice du rayon ordinaire). Au contraire, les fibres très fortement nitrées présentent une biréfringence négative : celte propriété disparaît complètement si la teneur en azote est de 11 %. DE CHar- DONNET met à profit cette particularité pour suivre la nitration de la cellulose.

AMBRONN (72) étudie, avec beaucoup de soin, la biréfrmgence de la cellulose et montre que cette substance est constituée par des lamelles ou par des bâtonnets disposés parallèlement dans un milieu amorphe. Ceci s'accorde parfaitement avec les vues théoriques de Wie- NER (73). WIENER pensait qu'une substance isotrope peut présenter l'anisotropie optique quand elle est formée de lamelles ou de bâtonnets parallèles, dont la grandeur est du même ordre que la longueur d'onde de la lumière incidente. L'anisotropie est augmentée par une grande différence entre les indices de réfraction de la substance

(70) Cf. GILSON, La cellule, t. 9, p. 337 (1893) ; D.-S. JOHNSON, Bota. gaz PET p. 16 (1895) ; E.-G. LOVE, Journal New-York microse., t. 10, P

(71) NAGELI, Die Starkekürner. F. Schulthess, Zurich (1858) ; c NCA a DA de Das Mikroskop, 9e édit., W. à

eipzig C. V. NAGELI, Theorie der Garun &

München (1879), etc. ; ï RE

(72) AMBRONN, Koll. Zeit., t. 6, p. 114 (1910) ; t. 13, p. 103, 200 (1913) : t. 18, p. 80, 90, 273 (1916) ; t. 20, p. 173 (1917 D P %

(73) WIENER, Sitzungberichte der Sächasischen Ak n° du 19 juillet 1909 ; t. 32, n° 6 (1919). RÉ ESS

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