VASTES
L'intérêt technique du gonflement des fibres textiles est considérable. Le gonflement est, en effet, accompagné de phénomènes moléculaires qui augmentent la surface active en écartant, en quelque sorte, les molécules simples. C’est ce qui explique pourquoi, par exemple, les fibres gonflées se teignent plus rapidement.
Les propriétés lyophiles auront donc une importance capitale pour beaucoup d'industries : teinture, impression, charge, apprêts... et, enfin, soies artificielles. Pour ces dernières, en particulier, on conçoit que les phénomènes de gonflement intéresseront, au premier chef, la pénétration des solvants dans la cellulose pour obtenir le passage de l’état gonflé à l’état dispersé.
Les travaux de Zacnarras (96), de ScHwazge (97), de Justin MuELLER (98), de PELET-JoLIvET (99), de HALLER (100), de FREIRERGER (101) mettent en relief les relations qui existent entre les propriétés d'une fibre et son gonflement.
Enfin Justin MuELzer (loc. cilée) s'applique à montrer l'importance des phénomènes de turgescence et propose de ranger les corps qui gonflent dans une classe à part, les « turgoïdes », car, pour lui, la turgescence ne peut s'expliquer par les lois générales de la chimie colloïdale.
Pour les fibres cellulosiques, -en particulier, les variations de dimensions sont d'ailleurs différentes suivant les directions ; les orientations principales de ces variations sont voisines de celles de l’anisotropie optique. C'est ce que démontre le travail fondamental de Nacerr (102).
PO AICRERTE, Théorie der Färbevorgänge, Berlin (1908), p. 272,
(97) SCHWALBE, Füärbe theorien, p. 114 et 115.
(98) Justin MUELLER, La Turgométrie, Duxon (1917). — Koll. Zeit., t. 37, p. 839 (1925-2) ; Revue générale des Colloïides; p. à (1924) ; Chem. Zeit., p. 845 (1911) ; T. I. B. A., octobre 1924, p. 877.
(99) PELET-JOLIVET, Théorie des Färbeprozesses, Dresde (1910).
(100) HALLER, Melliand Textilberichte, t. 6, p. 669 (1925).
(101) FREIBERGER, Melliand Textilberichte, p. 84 (1921).
(102) NAGELI, Die Stärkekôrner, Zurich (1858) ; c. v. NAGELI et
S. SCHWENDENER, Das Mikrosko ; ©. V. NAGELI, Theorie der Gärun München (1879). k EU