CHAPITRE III
Propriétés hygroscopiques
des Soies artificielles
Il est bien connu que les différentes variétés de soies arüficielles présentent des propriétés hygroscopiques très différentes ; c'est ainsi, qu'en particulier, les fibres constituées par des éthers cellulosiques, comme l’acétocellulose, sont beaucoup moins hygrométriques que les fibres constituées par les différentes variétés de cellulose régénérée, comme la viscose par exemple.
D'autre part, comme nous le démontrerons plus loin, si, dans une fibre de cellulose régénérée, on bloque plus ou moins complètement les fonctions alcooliques libres par traitement à la formaldéhyde (sthénosage), les propriétés hygroscopiques s’atténuent, et cela d'une manière d'autant plus accentuée que l’action du formol est plus accusée.
Il semble donc, en première analyse, que les propriétés hygroscopiques des fibres artificielles soient en relation avec le nombre des fonctions alcooliques restées libres dans la molécule.
Si maintenant on compare l'hygrométricité de fibres cellulosiques régénérées par différents procédés, on constate encore une variation assez notable, suivant le mode de régénération : les soies dites « chardonnet », à cellulose régénérée du nitrate, sont parlois plus hygroscopiques que les viscoses, régénérées du xanthate.
Il est même possible d'aller plus loin et d'affirmer que toutes les fibres cellulosiques régénérées à partir d'un