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même produit, comme le xanthate, ont des propriétés hygrométriques variables avec le mode opératoire de coagulation (nature du bain coagulant, température, finesse du bain coagulé, etc.).
Et enfin, en dernier lieu, l'hygroscopicité dans une même fibre varie avec le temps, en raison des modhifications de structure et de nature que subit la substance de cette fibre, sous l'influence lente des traces de réactiis qu'elle a retenues, sous l'influence également de l'air, de la lumière et de l’eau.
On conçoit donc que le problème du conditionnement commercial des fibres artificielles soit particulièrement délicat ; il est étudié d'une manière très active dans les différentes « Conditions de Soies » depuis 1922, et a donné lieu à des travaux documentés qui ont été présentés par M. OErTii, directeur de la Condition des Soies de Bâle, au Congrès européen de la Soie, à Paris, en 1925 ; par MM. TESTENOIRE et LEVRAT, directeurs de la Condition et du Laboratoire d'études des soies de Lyon (150) ; par M. Baron, du Laboratoire de la Condition des Soies de Milan (151) ; enfin par M. E. Burrer, directeur général des Etablissements de la Chambre de commerce de Roubaix (152).
Ce dernier auteur considère qu'en raison des remarques qui précèdent, la fixation d’un taux officiel de « reprise » pour les soies artificielles est chose irréalisable et il préfère déterminer le poids « conditionné » par le poids du textile en équilibre dans des conditions standardisées d'humidité, de température et d’agitation de l'air extérieur,
Il nous a semblé utile de faire précéder nos résultats expérimentaux sur les soies artificielles de ceux déjà
(152) E. BURLET, Russa, 1927, p. 981.
50) Rapport du Laboratoire d'Etudes de la Soie, 1924, p. 69. 51) BARONI, Relazione sul l’attivita del Laborio di Milano, 1919-
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acquis sur les textiles cellulosiques, en particulier le coton.
SCHLOESING (153) suit la teneur en eau des cotons dans une gamme d'atmosphères. d'humidité relative comprise entre 0 et 1, aux températures de 12°, 24° et 35° C. Dans ces conditions, pour une tension de vapeur d'eau bien déterminée, la reprise décroît légèrement quand la température s'élève. Ê
TrouToN (154) s'occupe du cas de la flanelle, tandis que Masson et RicnaRps (155) observent des phénomènes d'hystérésis dans l'absorption de l’eau par le coton mais que, à tort, ils attribuent à des différences d'origine.
HARTSHORNE (156) s'attache à montrer l'influence de | « histoire » du coton sur sa teneur en eau, bien qu'il s'agisse surtout des phénomènes de retard qu'affirme déjà Raxowsky (157).
SCHEURER (158), TRAvERS (159), MuLzeRr (160), étudient les propriétés hygroscopiques des tissus.
Mais c’est le mérite d'Alexandre-Robert UrqQuHarrT et d'Alexander - Mitchell Wirrrams (161) d’avoir mis en évidence, d'une manière très précise, les curieux phénomènes d'hystérésis déjà mentionnés. Dans une atmosphère donnée, la teneur en eau d’un coton est différente suivant que cette fibre est Imtroduite dans cette atmosphère à l'état sec (absorption) ou à l’état humide (désorption). A l'équilibre, la teneur en eau de désorption est supérieure à la teneur en eau d'absorption.
Un chauffage préalable réduit l’hygroscopicité, tandis qu'un traitement à la soude augmente l’hystérésis. Enfin, dans la détermination du pourcentage d'humidité, on
(153) SCHLŒSING, Comptes Rendus (1893), t. 116, p. 808.
(154) TROUTON, Proc. Roy. Soc. (1906), t. A 77, p. 292.
(155) MASSON et RICHARDS, Proc. Roy. Soc. (1906), t. A 78, p. 412.
(156) HARTSHORNE, Trans. Americ. Soc. Mech. eng. (1917), t. 39,
p. ue
RAKOWSKY, J. Russ. Phys. Soc. (1915), t. 47, p. 18 ds
) SCHEURER, Bull. Soc. ind. Muihouse (1900), t. 70, p. & ; (1921), t. 87, p. 129 et 190.
(159) TRAVERS, Proc. Roy. Soc. (1907), t. A 79, p. 204.
(160) MULLER, J. Soc. Chem. Ind. (1882), t. 1, p. 356.
(161) A.-R. URQUHART et A.-M. WILLIAMS, J. textile institute, vol. 15, mars 1924, p. T 138.
trouve un chiffre supérieur par séchage à l'étuve à 105° que par dessiccation dans le vide sec.
On a cherché à expliquer les phénomènes de retard observés sur le coton, et retrouvés par Van BEMMELEN (162) sur les gels inorganiques.
Zasmonpy (163) considère que le coton est un gel colloïdal très desséché. Il admet, en outre, que lorsque l'eau est absorbée par les micelles, l’affinité moléculaire de l’ensemble diminue pour s’annuler à l'équilibre. De plus, l’eau adsorbée par les micelles peut s'’assembler en colonnes capillaires dans les canaux de la fibre. Ces derniers, étant de diamètre différent, se videront (désorption) ou se rempliront (absorption) plus ou moins rapidement et plus ou moins complètement. Des considérations analogues ont permis à UrQuHART et Wiccrams (164) d’attribuer un diamètre de 1,3 x 108 cm aux canaux les plus petits du coton.
MERCER avait signalé depuis longtemps que le « coton mercerisé est plus lourd que le coton non mercerisé ».
SCHWALBE (165), Hicans (166), HuEBNER et WosToN (167) montrent que l'hygrométricité du coton mercerisé croît avec la concentration de la solution mercerisante.
Urouuarr et Wirriams (168) établissent qu'il y a parallélisme entre le gonflement et l'hygroscopicité. C’est ainsi
(162) Van BEMMELEN, Zeit. anorg. Chem. (1896), t. 13, p. 234.
(163) ZGISMONDY, Kolloid. Chem., 3° édition, p. 226-227.
(164) URQUHART et WILLIAMS, J. textile institute, vol. 15, re
(165) SCHWALBE, Zeit. angew. Chem. (1909), t. 22, p.197.
(166) HIGGINS, k: Soc. Chem. Ind. (1909), t. 28, p. 188.
æ (HT) Ho EBNER @t WOSTON, J. Soc. Dyers and Colour (195), t. 41, à 1
(168) URQUHART et WILLIAMS, J. textile institute, vol 16, n° 6, iui 1985, p. T 155. : , n° 6, juin
que des cotons mercerisés, possédant le même gonflement après traitement à la potasse à 28 %, d'une part, et à la soude à 15 %, d'autre part, accusent des teneurs en eau d'humidité identiques.
.SCHLOESING (169), HarTSHORNE (170), Wicson et Fuwa (171) constatent que, dans une atmosphère donnée, la teneur en eau décroît quand la température s'élève. Par contre, TROUTON et Poor (172) et Scueurer (173) n’observent aucune différence, tout au moins jusqu'à 50° C.
Urouuarrt et Wirriams (174) trouvent que, pour une humidité constante, mais inférieure à 80 %, l'hygrométricité varie en raison inverse de la température. Cependant, pour des atmosphères très humides (» 80 °/,), la teneur en eau diminue jusqu à 50° et croît rapidement au - delà de cette température.
SCHLOESING (175) range les cotons dans l’ordre d'hygrométricité décroissante suivant : cotons indiens, cotons égyptiens, cotons américains. NAUMBERG (176) trouve que les cotons égyptiens et américains ont la même hygroscopicité. UrourarT et Wirrrams (177) constatent qu'une purification, même partielle, atténue très fortement les différences observées sur les nombreuses variétés de coton.
SLATER (178) suit la vitesse d'absorption du coton par
SCHLŒSING, Loc. cit.
HARTSHORNE, Loc. cit.
WILSON et FUWA, J. ind. eng. Chem. (1982), t. 14, p. 913. TROUTON et POOL, Proc. Roy. Soc. (1906), t. A 77, p. 309.
(173) SHEURER, Bull. Soc. Ind. Mulhouse (1981), t. 87, p. 189.
(174) URQUHART et WILLIAMS, J. textile institute, vol. 15 décembre 1924, p. T 559.