CHAPITRE Il
Dans ce chapitre nous nous proposons d'éliminer les différents souffles ou bruits d’origine cardiaque, extra-cardiaque ou vasculaire de la région xiphoï-
dienne, ne présentant pas le caractère de continuité. :
a) Souffles organiques.
Nous n’aurons naturellement en vue que les souffles organiques à siège xiphoïdien, c’est dire que seul le souffle d'insuffisance tricuspidienne retiendra notre attention : celui-ci s'entend dans la région | xiphoïdienne, mais son maximum se trouve nettement à gauche du sternum vers l'insertion du cinquième cartilage costal ; et surtout c’est un souffle perçu seulement pendant la systole, souffle en jet de vapeur, doux, léger, se propageant vers la gauche et s'accompagnant rarement de frémissement cataire ; de plus, l'insuffisance tricuspidienne, quelle que soit son étiologie, donne lieu à de la cyanose, des œdèmes, une importante hépatomégalie, — nous l’éliminons donc d'emblée chez notre malade.
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b) Frotiements péricardiques.
C'est un siège d'exception pour le frottement péricardique que le voisinage de la xiphoïde ; c’est dans la région méso-cardiaque qu'on le perçoit habituellement ; de toutes façons, en dehors de ses caractères räpeux, il ne donne jamais lieu à un bruit continu, 11 occupe le milieu de la systole et de la diastole, il est superficiel, il ne se propage pas, «il naît et meurt sur place ».
c) Souffles extra-cardiaques.
Les souffles extra-cardiaques peuvent siéger au niveau de toute l’aire cardiaque ; maïs loin d’être continus, ils sont en général brefs, mésosystoliques, d’une tonalité douce, d’une intensité nullement comparable à celle de notre murmure xiphoïdien ; perceptible dans le décubitus dorsal, ils disparaissent dans la position assise ou verticale, contrairement à ce qui se produit chez notre malade chez lequel aussi la compression des globes oculaires n’a aucune influence alors qu'elle fait presque toujours disparaître les souffles extra-cardiaques.
d) Maladie de Roger.
La communication fnter-ventriculaire donne lieu à un souffle siégeant sur le bord gauche du sternum, mais c’est au niveau du 3° espace intercostal qu'il a son maximum : il est intense, râpeux et se-propage
transversalement, «en barre ».