‹ Contribution à l'étude des souffles continus de la Région XiphoidienneChapitre 13 sur 19 · LAN ON · texte numérisé non relu

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Tels sont les différents bruits anormaux d'origine cardiaque ou extra-cardiaque qu'il convenait d'éliminer. Nous nous sommes ensuite demandé s'il n'était pas possible d’incriminer quelques lésions de l’aorte dans sa portion diaphragmatique.

e) Aortite thorcco-abdominale.

Il était légitime, chez notre malade, syphilitique avéré, de penser à la possibilité d'une aortite aiguë de nature spécifique, à localisation thoracique basse ; il fallait d'autant plus y penser que l’auscultation révélait, à la base du cœur, au niveau du foyer aortique, un souffle systolique se propageant légèrement vers le cou. Mais outre que le souffle d’aortite, quel que soit son siège, est uniquement un souffle synchrône à la systole, il n'existait chez noire sujet aucune manifestation douloureuse de fa région de la base du thorax ou de la partie supérieure de l’abdomen, aucune réaction solaire, aucun phénomène d’angor abdominale.

f) Anévrysme de l'aorte de la région diaphragmatique. ?

L'hypothèse d'un anévrysme de l'aorte ne pouvait pas être retenue longtemps, étant donné l’âge du sujet ; dans ce cas, du reste, le souffle n’eût pas été continu, mais systolique et diastolique, il n’existait pas de phénomène d'expansibilité ni de signes de compression profonde.

g) Anévrysme artério-veineux aortico-cave.

On ne retrouvait pas de lésions traumatiques capabies de l'expliquer ; il ne pouvait s'agir non plus, pour les causes énumérées ci-dessus, de l'envahissement de la paroi veineuse par un anévrysme artériel. Du reste, en cas d’anévrysme artério-veineux, si le souffle, comme chez notre sujet, est bien un souffle continu, il présente un renforcement systolique toujours net qui le caractérise ; une communicalion aortico-cave eût donné lieu à des troubles cireulatoires intenses : œdèmes’ des membres inférieurs et de l’abdomen avec retentissement rapide

sur les fonctions cardiaques.

Il ressort de la discussion de ces différents diaenosties qu'il est impossible d’assimiler le souffle faisant l’objet de ce travail à une des nombreuses causes que nous venons d’énumérer ; le murmure observé chez notre malade ne présente aucunement les caractères des manifestations d’origine cardiaque et les cavités droites qui du reste seules pouvaient être incriminées, se sont montrées strictement normales aux examens radiologiques ; quant à lui trouver une origine au niveau de lésions artérieïles, nous avons établi qu'aucun des symptômes relevés chez notre sujet ne permettait: de le faire.

Il s'agissait évidemment d’une manifestation tout à fait particulière rencontrée par quelques au-

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