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et pendant longtemps le malade ne se rend pas compte du trouble de la vision.
La valeur sémiologique de ces obnubilations est considérable-püisqu’elles peuvent attirer l'attention du malade au moment où un traitement peut encore arrêter l’évolution du glaucome.
Bailliart cite un exemple démonstratif et rapporte ces obnubilations à des angiospasmes rétiniens.
Artérites rétiniennes. — Une lésion de l’endothélium vasculaire peut déterminer un spasme réflexe. Lorsque la vaso-constriction est peu marquée, le malade a l'impression de voir à travers un brouillard. Si la contracture de l'artère est intense, il en résulte une cécité transitoire.
L'accolement des parois artérielles dépourvues d’endothélium peut aboutir à la suppression définitives de la lumière vasculaire par adhérence des parois qui s’accolent.
SYMPTOMATOLOGIE
Dans ce chapitre nous n'envisageons pas les amauroses toxiques dont la pathogénie est complexe ; nous décrivons les manifestations cliniques qui surviennent lorsque les troubles visuels sont en rapport avec une crise vasculaire.
Le spasme peut atteindre les artères des deux rélines mais en général on observe la cécité transitoire monoculaire : parfois même l’ischemie se limite au territoire d'une branche, d'emblée ou après avoir intéressé toute la rétine.
L'amblyopie survient brusquement où tout au moins se constitue rapidement. La cécité est rarement absolue ; le plus souvent le malade a l’impression de voir à travers un brouillard qui l’empêche de lire mais lui permet de se conduire.
On n’observe pas en général, le rétrécissement du champ visuel. L'examen du fond de l'œil permet detrouver un signe constant : la pâleur de la papille.
Le spasme peut atteindre le tronc de l’artère centrale. Dans ce cas, les artères rétiniennes sont amincies et la tension artérielle locale diminuée,
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L’artère spasmée est entourée par une traînée blanchâtre.
Lorsque la vaso-constriction se produit au niveau des capillaires de la rétine, le diamètre des branches de l’artère centrale paraît normal. L'appareil de Bailliart permet de constater l'hypertension artérielle locale.
Après avoirinslillé dans le cul de sac conjonctival deux gouttes de la solution de cocaïne à 2 0/0, l’on applique l’ophtalmo-dvnamomètre sur le globe oculaire, en arrière de l'insertion du droit externe pendant que l’on examine à l’image droite les premières portions de l’artère centrale de la rétine. L’on augmente progressivement la pression sur
l'œil jusqu’au moment où apparait la première pulsation de l'artère : l'appareil indique alors la minima, La maxima correspond à la pression qui supprime les pulsations en comprimant l'artère.
Nous rappelons que d’après Bailliart la tension artérielle rétinienne normale est de 35/70 millimétres de mercure.
Dans la plupart des cas de spasme, la rétine présente l’aspect normal.
Parfois cependant on observe une tache maculaire et un trouble de la rétine prédominant autour de la papille et de la macula.
Dans quelques cas, on trouve des hémorragies punctiformes ou les petits foyers de dégénérescence qui les remplacent.
Bailliart pense que ces petits foyers persistent