L. Lévy
LES SPASMES ARTÉRIELS RÉTINIENS PERSISTANTS
Abadie insiste sur les atrophies optiques consécutives à un spasme persistant des artèrés rétiniennes.
Dans certains cas, l’étiologie est évidente. On sait que l’intoxication quinique peut déterminer une vaso contriction rélinienne suffisamment prolongée pour entrainer la cécité définitive.
Abadie étudie surtout les atrophies consécutives à un spasimne essentiel. Chez ces malades, l'examen ophtalmoscopique montre une papille blanche et des artères filiformes.
Abadie indique les caractères qui permettraient de différencier l’atrophie optique par spasme de l’atrophie tabétique.On ne peut pas compter sur l'examen du fond de l’œil pour poser le diagnostic puisque ces deux maladies détermineraient les mêmes modifications de la papille et des artères, mais l'évolution et le troubles connexes permettraient de les différencier. Dans l’amblyopie par spasme artériel persistant, les troubles visuels débuteraient brus- quement. L'évolution de l’amblyopie serait irrégulière : on observerait des rémissions prolongées et des améliorations spontanées ; tandis que l’atrophie
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tabétique évolue progressivement jusqu’à la perte de la perception lumineuse.
Le plus souvent on observe chez les tabétiques un signe d’Argyll-Robertson tandis quele reflexe photomoteur existerait dans l’atrophie par spasme puisque dans ces cas il persisterait toujours un léger degré
d’acuité visuelle.
Alors que les tabétiques présentent toujours une abolition du réflexe rotulien, l'examen général des malades atteints de cécilé par spasme, ne décélerait pas de troubles de la réflectivité, De plus, ces sujets présenteraient fréquemment des troubles fonctionnels d’autres organes déterminés par des vaso constrictions paroxystiques : crampes, sensation dedoigt mort, syndrome d’angor pectoris sans lésions cardio-
vasculaires.