‹ Contribution à l'étude des Spasmes Artériels RétiniensChapitre 21 sur 47 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

La cause de l’amaurose est parfois évidente. Il en est ainsi lorsque les troubles visuels surviennent à la suite de l’ingestion de sels de quinine ou d'extrait de fougère mâle. Dans ces cas on doit cesser l’administration et favoriser l'élimination du médicament.

Souvent, l’amaurose quinique évolue spontanément vers la guérison alors que lintoxication par l'extrait de fougère mâle aboutit le plus souvent à la cécité définitive.

Le traitement influence nettement les cas d’amaurose dont l’étiologie reste indéterminée et qui sont conditionnés en général par une poussée d’hypertension paroxystique.

Tous les vaso-dilatateurs peuvent être employés utilement, mais le nitrite d’amyle est le médicament héroïque de la crise.

Sous l'influence d’inhalations de ce nitrite, Bailliart et d’autres auteurs ont constaté le retour presque immédiat de la vision chez des individus qui ne pouvaient pas se conduire quelques minutes auparavant.

Parallèlement à l'amélioration des troubles

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visuels, la tension artérielle revient à un chiffre normal.

En général il faut répéter les inhalations car l’'amaurose peut survenir à nouveau si l’abaissement de la tension ne se maintient pas.

On peut conseiller d’autres dérivés nitrés et en particulier le nitrite de soude dont l’action est tardive mais prolongée.

Les amauroses toxiques ne paraissent pas être influencées par les médicaments vaso-dilatateurs. Cela ne doit pas nous étonner puisque en dehors de leur action sur la circulation rétinienne, les corps toxiques déterminent des lésions des cellules visuelles.

Nous croyons que la généserine, sédatif du sympathique, peut être associée utilement à la médication vaso-dilatatrice.

Guidé par l’idée classique que l’atropine est un vaso-dilatateur oculaire, Abadie emploie cet alcaloïde dans le traitement des spasmes des artères retiniennes et signale des succès thérapeutiques. À priori, cela paraît paradoxal.

En effet, l’on admet que l’atropine en paralysant le vague provoque indirectement une hypertonie du sympathique, c’est-à-dire le contraire de ce que l’on doit s’efforcer d'obtenir.

Quoique les résultats thérapeutiques obtenus par Abadie ne soient pas expliqués par les notions classiques ces constations cliniques présentent de l’intérêt. Certains auteurs admettent que l’angiospasme

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des artères coronaires est sous la dépendance d’une hypervagotonie. Peut être des notions du même ordre pourront expliquer un jour les succès thérapeutiques obtenus par Abadie avec l’atropine.

Dans certains cas, le spasme rétinien paraît être causé par un déséquilibre endocrinien et en particulier par un trouble de la fonction thyro-ovarienne ; on doit traiter, la crige par le nitrite d’amyle et prescrire un traitement opothérapique prolongé.

Il paraît établi que l’amaurose peut être un équivalent épileptique. Ces cas seront influencés pour le traitement étiologique, qui devra être à base de gardenal.

Dans d’autres cas, l’amaurose paraît être en rap- . port avec une vaso-constriction réflexe.

On obtiendra la guérison en supprimant « l’épine irritative ». L’ablation d’un kyste dentaire ou le drainage d’un sinus peuvent prévenir l’apparition de nouvelles crises d’amaurose.

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