‹ Contribution à l'étude des Spasmes Artériels RétiniensChapitre 33 sur 47 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

Elle vient consulter le 1°r juillet. À ce moment il n'ya absolument rien d'anormal. V. O. D. G.=1.

L'interrogatoire de la malade montre qu'elle n'a jamais

présenté d'accidents spasmodiques des artères périphériques.

OBSERVATION VII {Elschonig)

(rapportée par Pal.)

D. Auguste, peintre 25, ans.

Entre le 18 décembre 1897.

Il est depuis six jours atteint de coliques de plomb et présente des troubles moteurs du bras droit.

Le 18 à 4 heures, il éprouva de violentes coliques et se mit en devoir de sortir avec une bougie allumée pour aller aux lieux. Il devint alors subitement aveugle au point de ne pas pouvoir percevoir l’image de la bougie et la dessus il perdit connaissance.

Il se reveilla à 10 heures du matin mais il était complètement aveugle. Ce n’est que peu à peu que réapparut une lueur appréciable et la vision s’améliora lentement. Au début, il était, disait-il, comme quelqu'un qui aurait passé près du soleil le plus éclatant à l'obscurité.

A son entrée, les pupilles étaient moyennement dilatées, paresseuses, la vision incertaine. Elschnig à 6 heures du soir trouva les pupilles très étroites à cause de l’action de l’opium, insensibles à la lumière.

Le malade comptait les doigts avec peine jusqu’à 1 mètre. Le champ visuel exploré par les mouvements de la main,

était à peu près normal à l'examen ophtalmoscopiquè pra-

Loue

és

tiqué à l'homatropine, à ce moment et deux heures plus tard, Elschnig observya le phénomène rare d'une anémie causée par la vaso-constriction artérielle. La papille était pâle, d’un blanc presque clair, les fibres nerveuses fade: recouvraient commè d'un voile délicat la limite de la papille;

presque aucun des petits vaisseaux capillaires n’était visible.

Les artères de la papille et de la rétineavoisinante étaient filiformes : ce n’est qu’à une distance de deux ou trois diamètres papillaires du bord de la papille, que leur calibre augmentait sans atteindre cependant leur grosseur normale. ,

: Les veines périphériques étaient très gonflées ; au niveau de la papille, elles étaient étonnamment amincies et se terminaient pour ainsi dire en pointe.

La colonne sanguine dans tous les vaisseaux était extrémement sombre. Il n’y avait pas épaississement de la paroi vasculaire.

Les veines papillaires s’affaissaient à la pression la plus légère sur le globe oculaire ; les artères ne présentaient de pulsations que si l'on pressait fortement.

: Du reste, le fond de l'œil était normal. L'acuité visuelle permettait de compter les doigts à une distance de 3 mètres. Le jour suivant, l’acuité visuelle continua à s'améliorer. Dans la matinée : V, O, D. G, = 1/5. |

Champ visuel concentriquement rétréei, à droite plus qu’à gauche. Vision des couleurs dans les limites susdites. Perception centrale des couleurs presque normale,

A l'ophtalmoscope, légère diminution du contenu vasculaire,

L'après-midi, l'acuité visuelle était presque normale, mais

ag >

i sé produisait des obnubilations passagères d’une durée de 1/4 à 1/2 minute pendant lesquelles, la vision s'abaissait assez pour ne permettre de compter les doigts à quelques mètres et le champ de la vision se rétrécissait jusqu'à to et 26 degrés,

Ces obnubilations survenaient souvent à l'étatisolé, mais toujours aussi au moment où se produisait une colique de plomb.

Ce n'est que dans l'après-midi du troisième jour, le 20 novembre, que les obnubilations s'arrêtèrent ét que l'acuité

visuelle ainsi que lé champ visuel restèrent normaux.

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