TROUBLES FONCTIONNELS EN RAPPORT AVEC UN SPASME VASCULAIRE
En 1851, Claude Bernard constate que la section du sympathique cervical entraîne la vaso-dilatation des artères de la face : il met ainsi en évidence l'existence de nerfs vaso-moteurs.
Quelques mois plus tard, Brown-Sequart excite le bout périphérique du sympathique et voit pâlir l'oreille du même côté par suite de la vaso-constriction des artères de cet organe.
En 1856, Charcot décrit le syndrome connu sous le nom de claudication intermittente; caractérisé cliniquement par une impotence fonctionnelle survenant au cours de la marche chez des individus qui avaient commencé à marcher normalement.
Au début, on attribue ce syndrome à un obstacle mécanique qui, gênant la circulation artérielle ne permettrait pas aux muscles de recevoir la quantité de sang nécessaire pour faire un travail prolongé.
C’est ainsi que le malade de Charcot présente un anévrisme de l’iliaque externe ; ultérieurement l’on incrimine l’endartérite oblilérante, l’athérome, les compressions et lès ligatures des artères nourricières des membres inférieurs.
L’on admet aujourd’hui que le trouble mécanique ne suffit pas pour provoquer la claudication intermittente et que ce syndrome peut apparaître en dehors de toute lésion artérielle.
André Thomas et Levy Valensi montrent que l'impotence fonctionnelle de la claudication intermittente s’accompagne de modifications de la circulation superficielle et profonde du membre intéressé. La vaso-constriction cutanée se traduit par la pâleur et le refroidissement ; le spasme des vaisseaux profonds diminue l'amplitude des battements artériels et des oscillations de l’aiguille du Pachon, même chez les sujets atteints de lésions vasculaires, dont le débit circulatoire est déjà insuffisant au repos.
D'ailleurs, beaucoup de sujets présentant ce syndrome signalent des crampes au cours du sommeil qui ne peuvent s'expliquer si l’on n’admet pas un trouble transitoire surajouté à la gêne mécanique de la circulation.
Le pincement de la peau entraîne normalement de la rougeur : Zack aurait observé, en réponse à la même excitation, de la pâleur de la peau chez les sujets dont la circulation est gênée par des lésions artérielles ou par la compression expérimentale de la racine d’un membre. Pour Zack, ce réflexe vaso-