OBSERVATION I
MD (Paulette), 32 ans, hospitalisée en avril 1947 (service de M. le Professeur MOREL).
Rien à retenir dans ses antécédents si ce n’est une péritonite bacillaire à l’âge de 9 ans.
Histoire de la maladie :
En 1937, syndrome d’imprégnation tuberculeuse avec atteinte sévère de l’état général, mais la malade ne se soigne pas et continue de mener une vie normale.
En 1939, un examen radiographique montre une caverne sous-claviculaire gauche. La bacilloscopie est positive.
On crée à ce moment-là un pneumothorax gauche qui donne un collapsus total et efficace.
La malade va passer un an au Sanatorium de Cambo, revient en excellent état général, sa caverne est fermée, la bacilloscopie est négative.
Son pneumothorax est régulièrement insufflé pendant . 2 ans, on l’abandonne en 1942.
En 1944, la malade fait une poussée évolutive de la base gauche à la suite de laquelle on lui fait une phrénicectomie. Tout rentre dans l’ordre peu après.
En 1946, la malade présente de nouveau un fléchissement de son état général et elle entre en avril au Centre de Phtsiologie de FATpan
Examen à l'entrée :
L'état général de la malade est mauvais, elle est très fatiguée, amaigrie, et sa courbe thermique oscille entre 38 et 39°. ù
Elle tousse souvent et expectore une grande quantité de sécrétions muco-purulentes plus ou moins fétides.
De plus elle présente un râle sonore intense, à prédominance nocturne audible d’elle-même et de son entourage et qu’elle situe à gauche.
L’auscultation permet d'entendre un syndrome cavitaire net à la partie moyenne du poumon gauche.
La radiographie enfin nous montre une image de condensation rétractile du lobe inférieur gauche avec attraction du cœur et de la trachée du même côté. Au-dessus, ‘le parenchyme pulmonaire présente plusieurs petites images d’excavation.
Sa bacilloscopie est positive.
Devant ce tableau clinique et cette image radiologique on décide une exploration bronchique.
La bronchoscopie (14 mai 1947) montre :
Une trachée normale de calibre et d’aspect.
Une diminution de calibre de l’orifice de la bronche souche gauche dont par ailleurs la muqueuse est très pâle.
Le bronchoscope peut facilement y pénétrer tout de même et arrive jusqu’à l’orifice de la lobaire supérieure par où s’écoulent d’épaisses sécrétions blanchâtres.
Mais au-delà il existe une sténose concentrique en entonnoir de l’orifice de la lobaire inférieure gauche ou il est impossible de pénétrer. Cette sténose admet l’introduction de la bougie N° 10.
En résumé, nous sommes donc en présence d’une fibro-sténose de la lobaire inférieure gauche.
Malheureusement la malade quitte le service pour rejoindre sa famille.
Cette sténose bronchique tuberculeuse a certainement pris naissance en même temps que la poussée évolutive de la base pulmonaire gauche. La lésion paren-