‹ Contribution à l'étude des sténoses bronchiques tuberculeusesChapitre 6 sur 40 · ONE · texte numérisé non relu

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« De la phtisie trachéale » qui semble avoir été le premier travail français sur la question.

En 1825 Louis en France et quelques années plus tard CARSWELL en Angleterre en rapportèrent plusieurs observations qui pour la majorité étaient des comptes rendus d'examen nécropsiques.

Pendant longtemps encore la question des sténoses bronchiques tuberculeuses tombe dans l'oubli étant donné la difficulté de l’exploration clinique de l’arbre bronchique profondément situé dans le thorax.

A la vérité, la tuberculose trachéo-bronchique ne commença d’être bien connue qu'avec la découverte de la bronchoscopie. La première observation de lésions bronchiques tuberculeuses diagnostiquée par bronchoscopie et biopsie fut celle de Von SCHROETTER et remonte en 1901.

Mais au début du siècle les connaïssances sur les sténoses bronchiques en général sont pauvres. On connaissait les sténoses par inhalations de caustiques ou de corps étrangers, comme pour les sténoses de l’œsopha- $e, mais c’est tout. La bronchoscopie était réservée aux larvnéologistes pour le repérage et l’extration des corps étrangers bronchiques, mais Îles phtisiologues méconnaissaient encore les renseignements qu'ils pourraient en tirer pour les maladies broncho-pulmonaires.

Ce furent surtout depuis 1928 que les publications Américaines commencèrent à étudier la pathologie bronchique. Ce furent en particulier les travaux de MYERSON, PHELS, SAMSON et ELOESSER qui servirent de base à toutes les études modernes.

C'est à ce moment là aussi que CHEVALIER-JAKSON et

son école publièrent leurs importants travaux sur les techniques endoscopiques.

Pendant ce temps en France, la bronchoscopie n'’était que peu employée et la pathologie bronchique méconnue.

Il existait des différences d’opinions au sujet de la fréquence de la tuberculose trachéo-bronchique. Alors que certains auteurs Américains prétendaient la rencontrer dans 30 % des cas de tuberculose pulmonaire (MYERSON, BUGHER, LATTIG, CULP), d’autres la disaient beaucoup plus rare et prétendaient ne l’avoir rencontrée que. dans 3 % de leurs tuberculeux pulmonaires.

C'était l’époque des débuts de la bronchoscopie où elle était systématique ou presque en Amérique chez tous les porteurs de lésions pulmonaires, où par contre en France ses indications étaient presque exclusivement réservées aux prélèvements séparés des expectorations. On conçoit dès lors les différences d'opinions sur la fréquence de l'atteinte bronchique par Île bacille tuberculeux.

En 1938, LEMOINE fait sa thèse sur les aspects endoscopiques de la tuberculose primitive de la trachée et cette date correspond aux débuts de la vulgarisation en France de cette méthode d’examen.

Depuis ce moment-là de nombreux travaux furent publiés en particulier par l’école Lyonnaise, sur la concomitance de la tuberculose pulmonaire et bronchique et sur leurs inter-réactions.

Comme pour le cancer bronchique, on distingua une tuberculose bronchique distale, des petites bronches, qui est, soit sans histoire clinique, soit confondue dans l'histoire parenchymateuse qui lui a donné naissance, et surtout une tuberculose bronchique proximale, des

grosses bronches, primitive ou secondaire, qui a une allure clinique particulière, qui ést éminemment accessible à l’endoscopie et qui, lorsqu'elle va évoluer, ce qui est le plus fréquent, vers la fibrosténose, donne des images radiologiques de condensation rétractile tout à fait évocatrices.

En {rance, ce sont surtout les travaux de DUFOUR d’AMEUILLE, de MEYER, de SOULAS, de MOUNIER-KUHN et de LEMOINE, qui donnèrent le plus de clarté sur la question.

En Suisse, SCHUBERT, de Davos, consacra une longue étude à la tuberculose bronchique et insista sur les ima- Ses tomographiques qu’elle peut donner. -

STEINER en 1946 publia un important mémoire sur les aspects clinique, radiologique et endoscopique de cette localisation tuberculeuse en même temps qu ‘une étude anatomopathologique précise.

Enfin, depuis 1948, la streptomycine est venue ajouter de nombreuses observations au chapitre de la thérapeutique et les progrès de la chirurgie thoracique autorisent d'envisager actuellement ce moyen, malgré ses risques, puisqu'il est le seul rationnel.

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