CHAPITRE II
Clinique
Le terme de sténose bronchique tubercuieuse englobe un domaine assez vaste dont il convient d’éliminer un : certain nombre de faits particuliers, très spéciaux.
Nous éliminerons du cadre de notre étude :
Les manifestations bronchiques de caractère sténosant observées au cours de la primo-infection tuberculeuse. Ge
Les sténoses par compressions $anglionnaires médias-tinales provoquées par des adénopathies caséeuses ou calcifiées pouvant même s’ouvrir dans les bronches et qui s’observent chez l’adulte loin de toute infection tuberculeuse initiale.
Nous aurons essentiellement en vue les sténoses des Sros troncs bronchiques survenant presque toujours au cours ou au décours de la tuberculose pulmonaire banale de réinfection.
Enfin, du point de vue topographique, nous étudierons les sténoses qui intéressent les bronches souches, lobaires ou seémentaires, c’est-à-dire celles qui sont explorables au bronchoscope et qui provoquent les perturbations physio-pathologiques les plus évidentes.
Nous rapportons 15 observations où le diagnostic a été indubitablement confirmé par un examen bronchoscopique avec ou sans biopsie.
Toutes ont en commun un syndrome clinique très particulier qui a permis dans presque tous les cas de porter le diagnostic que la bronchoscopie est venue confirmer.
Les auteurs Américains BARNWELL, LITTIG et CULP, avaient déjà insisté sur cette constance du tableau clinique et après eux STEINER est venu le confirmer et ajouter un syndrome anamnestique typique que l’on rencontre fréquemment si on sait le rechercher minutieusement dans les antécédents du malade.
Nous étudierons successivement :
L’ananmnèse et les troubles subijectifs éprouvés par le malade dans les mois ou les années qui ont précédé l'établissement de la sténose.
Le tableau clinique proprement dit de la sténose bronchique tuberculeuse en distinguant :
un syndrome d’alarme constitué par les signes d’irritation bronchique : ce sont eux qui amènent le mala: de à consulter ; |
un syndrome de probabilité. Ce sont les signes radiolugiques donnés par la sténose. Il en est de directs, les altérations des contours des bronches par exemple bien visibles en tomographie. Il en est d’indirects, ce sont les troubles de la ventilation pulmonaire visibles sur les radiographies de face et surtout de profil ; |
enfin la certitude nous sera donnée par l’examen bronchoscopique.
Ce qui revient à dire que nous passerons successivement en revue :
1° Les antécédents du malade.
2° Les signes cliniques.
3° Les signes radiologiques.
4°Les signes endoscopiques.
5° Nous étudierons enfin le devenir de ces sténoses et leur pronostic.