INTRODUCTION
Les stéréotypies constituent un symptôme fréquent des états mentaux pathologiques ; on les rencontre surtout dans les psychoses qui conduisent à la démence. L'étude précise des stéréotypies ne date pas de très longtemps ; elles étaient décrites plus amplement pour la première fois par Kahlbaum en 1874 comme symptôme de la catatonie, dénomination qu’il a employé le premier pour une maladie dont le symptôme le plus remarquable est une raideur dans les muscles que les interventions venant de l’extérieur ne font qu'augmenter. Cette maladie devait passer par un certain nombre de phases pour aboutir ensuite à la guérison ou bien à la démence. Depuis ce temps les observations se sont multipliées, mais jusqu’à l'heure actuelle, les auteurs ne sont pas arrivés ni à une définition ni à une conception universellement reconnue du symptôme «stéréotypie ». Qu'il nous soit permis d'exposer en quelques lignes ces différents points de vue. D’après Kahlbaum, la stéréotypie est un phénomène caractérisé par la répétition et le manque de sens, définition exacte et admise par tous les auteurs. Le caractère différentiel des opinions des auteurs consiste dans la manière de concevoir le manque de sens du phénomène. Tandis que pour Heïlbronner, Vogt et autres les stéréotypies se forment