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par, simple persévération, donc à un moment donné n'étaient autre chose qu’une manifestation de la motricité n’ayant perdu son sens que plus tard, pour beaucoup d'auteurs modernes, et parmi eux Kraepelin, le contenu de la stéréotypie est un contenu fortuit nullement déterminé par une cause antérieure comme dans la persévération. Kræpelin, qui dans une large mesure a continué à étudier les recherches entreprises par Kahlbaum sur la catatonie a en plus démontré que les symptômes de la catatonie (il considère du reste la catatonie comme une forme d'évolution de la psychose nommée par lui démence précoce) qui consistent en dehors du négativisme en stéréotypies, automatisme, maniérisme, apparition d’impulsions ne prouvent pas encore l'existence de la maladie catatonie, entité morbide. On parle donc de nos jours de symptômes catatoniques comme on parle de symptômes hystériques. Ces symptômes existent donc dans d’autres maladies mentales, il est vrai moins fréquemment. Quant à la divergence des opinions entre Kræpelin et Heïlbronner, nous remettons à un chapitre ultérieur la discussion d'admettre l’une ou l’autre conception pour le cas spécial de la paralysie générale progressive. Quel que soit le mécanisme que nous admettons pour la genèse de la stéréotypie, la meilleure définition du phénomène à l'heure actuelle nous paraît être donnée par Klæsi de Bâle, de l’école de Bleuler ! et qui est la suivante : «Les stéréotypies sont des manifestations d’ordre «moteur, de l’idéation et du langage, qui sont pro-
* J. Kzazsi: Ueber die Entstehung und Bedeutung der Stereotypien. Edition Karger 1922.
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«duites par un malade toujours sous la même forme. «Ces mouvements sont nettement détachés du psy- «chisme général. C'est-à-dire ils sont autonomes, ne «servent pas à l'interprétation d’un état affectif, n’ont «pas de but dans la réalité objective. »
Cette définition est applicable à la conception de Kræpelin ; pour s'adapter à celle de Heïlbronner, la dernière phrase devrait être modifiée comme suit:
«Les mouvements sont autonomes, ne servent pas «ou plus » à l'interprétation d’un état affectif, n'ont «pas «ou plus » de but existant dans la réalité objec- «tive. » |
Entrons donc dans la matière en donnant notre observation :