PRET ARE
regrettable et souvent fatale irritation. Les sujets sur lesquels on opère étant déjà affaiblis, épuisés ou nerveux, le remède est alors pire que le mal.
Pour éviter cette action irritante du médicament choisi, Moussu a pensé qu'on pourrait le présenter sous forme d’émulsion, en utilisant de l’huile ou de la glycérine ; mais il faudrait alors des pulvérisateurs d’une très grande puissance, un pulvérisateur à air comprimé par exemple, et l’utilisation de semblable procédé dans la pratique de la
clientèle rurale ne saurait être sérieusement envisagée.
Voici donc la façon personnelle que nous avons adoptée dans le traitement de la strongylose pulmonaire bovine.
Dans le cas que nous avons relaté précédeinment, nous n'avons supprimé ni révulsion ni fumigation, une fois le diagnostic affirmé par l’autopsie du veau n° 5.
Les animaux sont sortis un à un de l’étable et attachés la tête très haute. Nous pratiquons après cette contention le premier temps de la trachéotomie ; incision de la peau, du conjonctif, des tissus sous-jacents et écarteurs. Nous implantons entre deux cerceaux de la trachée une aiguille creuse un peu plus longue et un peu plus grosse que celle de la seringue du Docteur Déclat. À l’aide de la seringue
Pravaz de 20 cm , nous injectons 10 em du mélange
suivant :
Essence de térébenthine... 100 gr.
Hier d'æilletten eu es 100 gr.
CFCOSD IP du rahuee 10 gr.
AGCIJERDHCMIQUE DUR 2 gr.
Malgré les précautions prises pour opérer avec lenteur, le sujet tousse lorsque le mélange pénètre, mais jamais nous n'avons eu à constater des mouvements exagérés de défense, ni d’accès grave de suffocation.
Les 12 veaux traités ont recu chaque matin, pendant quatre jours, la même dose. Après la 4° injection, à l’auscultation, rien de changé. On note les mêmes signes de bronchite, de broncho-pneumonie et d’emphysème. Cependant la température a légèrement baissé à 39, 39,1, 38,9 et 38,8. L'état général est sensiblement le même.
Nous prescrivons les fumigations de goudron trois fois par jour et une dose de kermés dans la ration. Les malades sont revus cinq jours après. À la suite des trois premières injections intra-trachéales, l’examen des excréments montre de nombreux strongles tués et un nombre incroyable d’embryons vivants, nageant dans la préparation. Cinq jours après, nous pratiquons sur les quatre sujets les plus atteints une nouvelle injection de 20 cm du mélange ; ceite injection est renouvelée 48 heures plus tard. L’examen microscopique des excréments, répété tous les jours, donne de moïns en moins de strongles et d’embryons. La température descend tous les jours de quelques dixièmes de degré. Les mouvements respiratoires se ralentissent peu à peu, surtout chez les veaux n° 2, 3 et 4. La toux persiste encore, mais moins fréquente ; l’ap-
pétit semble revenir.
Le 15 Octobre, les animaux sont à nouveau examinés.