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de térébenthine 2 gr. L. Paris utilisait le mélange : essence de térébenthine 1 gr., éther sul. 60 gr. (à raison d’une cuillerée à café par jour).
En Allemagne, certains auteurs administraient par la bouche des capsules de créosote et par les naseaux de la mixture de Strebel : essence de térébenthine 1 gr. éther 4 gr. | %
b) Procédé direct. — On ne saurait considérer comme procédé direct le traitement précédent, encore que plus logique et théoriquement plus efficace que les autres, puisqu'il emprunte les premières voies respiratoires. Ce traitement ne saurait atteindre en effet que les Strongles arrivés dans la partie laryngo-trachéale, c’est-à-dire sur le point d’être mécaniquement expulsés à la moindre toux.
Le traitement direct véritable, qui constitue la méthode des injections trachéales, a été la première fois signalé par le Professeur LÉvi, de Pise, en 1883. En 1887,.NEUMANN avait ainsi injecté à 384 moutons un mélange d’iodure de potassium et d’essence de térébenthine (âa 0 gr. 50), en y ajoutant de l'huile d'olive pour atténuer l’action irritante du médicament. Il assurait avoir ainsi obtenu un résultat exceptionnellement favorable. Plus tard (1901), PETERS n’a pas eu moins de succès, chez le mouton et chez le bœuf, au moyen d’injections de. pricronitrate de potasse. WESsEL (1901) a préconisé l'injection de 20 grammes d’une solution d’acide phénique à 1 0/0.
DE Mira (1901) a recommandé d’injecter, pendant quatre
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jours consécutifs, à chaque bovin atteint, 10 grammes de
la mixture ci-après : paraffine liquide 100 gr., essence de térébenthine 100 gr., essence de girofle 2 gr., acide phénique 2 gr. Après la 4° injection, la guérison serait complète. Cependant cet auteur signale encore comme lui ayant donné toute satisfaction la formule suivante : Créosote 1 gr., alcool rectifié, eau distillée, a 50 grammes.
Le médicament est en général introduit à l’aide d’une seringüe de Pravaz à laquelle est adaptée une canule à saignée de Kasper ; ou bien, lorsqu'il s’agit de pulvérisation (comme nous en parlerons plus loin), à l’aide d’un appareil constitué par un trocart de 4 millimètres de diamètre et d’une soufflerie de Richardson ; une fois ce trocart enfoncé dans la trachée, on retire l’aiguille et on y substitue un tube courbe dont l’extrémité intérieure est pourvue d’un renflement olivaire, et dont l’extrémité extérieure est bifurauée Aux deux branches résultant de cette bifurcation s’adaptent deux tubes en caoutchouc, dont l’un va plonger dans le liquide médicamenteux, tandis que l’autre reçoit une soufflerie. Le tube est muni de deux plaques à oreilles pour permettre de le fixer à l’encolure à l’aide de deux bandes. Comme il est nécessaire de répéter trois et même quatre fois de suite la pulvérisation, l’appareil, en effet, doit pouvoir être maintenu dans la trachée, et l’on conçoit les difficultés que cette pratique peut présenter sur des sujets irritables ou quelquefois en décubitus.
Cependant, d’autres praticiens ont encore employé la
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méthode des pulvérisations intra-trachéales. PARIS, en particulier, a obtenu une entière satisfaction en se servant du
Spray du Professeur Malkmus. Il ütilise la solution sui-
vante :
Créosote de hêtre.... 410 gr.
AICOO M ATIOAMERTE CET 40 gr.
Fau’disuliée crue 40 gr.
à raison detrois pulvérisations d’une durée de 8 minutes chaque, faites à deux jours d'intervalle, à la dose de 40 grammes de solution. Paris fait ajouter d’autre part, à la boisson, 10 grammes d’essence de térébenthine par tête d’animal et par jour.
Personnellement, et après avoir essayé toutes ces méthodes de traitements classiques, nous avons abandonné les pulvérisations intra-trachéales qui, théoriquement, peuvent paraître présenter des avantages indiscutables. Elles permettent, en effet, de porter les médicaments actifs dans la trachée, dans les grosses bronches et même jusqu'aux ramifications dans lesquelles il n’est pas rare de trouver accumulées les Strongles micrures. Pratiquement, cependant, il n’en est pas ainsi, et si les mélanges antiparasitaires que nous venons de passer en revue ont une action puissante in vitro, in vivo, les conditions d'action sont tout-à-fait différentes. Le plus souvent, le pulvérisateur projette à peine quelques gouttelettes ou un petit jet de liquide médicamenteux, et lorsque par hasard ce liquide parvient aux bronchioles, dont les muqueuses
sont plus particulièrement sensibles, il détermine une