‹ Contribution à l'étude des Strongyloses Broncho-Pulmonaires BovinesChapitre 4 sur 17 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Parmi les troubles broncho-pulmonaires d’origine parasitaire qui ont été étudiés chez les animaux, la bronchite vermineuse des veaux est celle qui a été d’abord observée. Ruyscn avait déjà signalé la présence de vers dans les voies respiratoires de ces animaux (1744), mais Frank RiCHOLLS a, le premier, parlé d’une maladie occasionnée par ces Entozoaires (1756), et qui sévissait en Angleterre sous forme épizootique ; il en est de même de l'affection étudiée par CouysER (1803). La maladie a été souvent observée et décrite, en France ou à l'étranger, surtout en Allemagne, par de nombreux auteurs (VOGELs, WEssEL, etc…..), en Italie, par Pise et PERRONCITO, qui instituèrent un traitement devenu presque classique, et enfin plus près de nous par le Professeur Moussu.

Nous verrons d’ailleurs au cours de l’exposé suivant que la broncho-pneumonie vermineuse a inquiété et intéressé de nombreux Maîtres et Confrères de tous les pays, ce qui tendrait à montrer que la question n’est pas encore. épuisée, et que la moindre observation clinique ne saurait être négligée, si elle peut aider à faciliter le diagnostic et à stabiliser le traitement d’une affection

dont le pronostic présente souvent une incontestable gravité,

ÉTIOLOGIE

La bronchite vermineuse des bovins est d’autant plus grave qu’elle présente le plus souvent une véritable forme épizootique. Décimant les troupeaux sur lesquels elle sévit, elle semble frapper plus particulièrement les jeunes, puisque sur la totalité des cas que nous avons eu à traiter, les veaux paient seuls un tribut qui atteint 85 à 90 0/0. Due à la présence de Strongylidés dans les voies respiratoires, l'affection semble encore être sous l'influence de conditions particulières de la température. L'humidité qui accompagne les doux printemps et les étés tièdes doit être vraisemblablement mise en cause dans le développement et la multiplication exceptionnelle des parasites. Dans notre région, en 1924, les sujets d'élevage de l’année, puis ceux de quinze à dix-huit mois, ont été le plus fortement atteints. Quelques animaux plus âgés et même adultes ont été frappés aussi, assez gravement pour présenter un dépérissement notable qui rendit inutilisables pendant plusieurs mois les animaux de culture et fit baisser de moitié le rendement en lait.

A la fin de Juillet déjà, nous avions été appelés plusieurs fois pour des troubles vagues et légers, dont quelques-uns négligés devaient certainement être liés à

l’infestation parasitaire. C’est souvent de ce manque

Page 1