‹ Contribution à l'étude des Strongyloses Broncho-Pulmonaires BovinesChapitre 5 sur 17 · MARS · texte numérisé non relu

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d'attention — et peut-être par la suite du séjour de ces animaux contaminés laissés au pâturage avec les autres —— que dépendent sans doute l’importance et la gravité de la contagion générale.

La présence des vers dans l’appareil respiratoire peut en effet déterminer des troubles plus ou moins graves, depuis la bronchite légère, jusqu’à la pneumonie lobaire étendue ; et si cette dernière complication éveille toujours l'inquiétude du praticien, il est certain que les symptômes ordinaires, plus ou moins nets de la bronchite à son début, sont bien faits pour ne point obscurcir le pronostic de premier examen et en imposer le plus souvent pour une inflammation superficielle et bénigne. On s’est d’ailleurs longtemps demandé s’il n’y avait pas là deux maladies bien distinctes.

La bronchite vermineuse bovine est causée, on le sait, par un Nématode, Dictyocaulus viviparus, Strongylidé ovovivipare, dont les embryons peuvent vivre sans doute fort longtemps dans le milieu extérieur, dans les eaux ou dans les pâturages humides, jusqu’au jour où une circonstance favorable leur permet de reprendre la vie parasitaire. Maïs il est. certain que nous ne connaissons pas encore toutes les conditions de reproduction et d’évolution de ces parasites et qu’il y a — comme pour la Douve hépatique — des points de détail à préciser sur l’influence de la sécheresse ou de l'humidité, sur la résistance de ces

embryaxs, sur la durée des mues embryonnaires, sur

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l'adaptation à la vie parasitaire, sur l’évolution possible de la sexualité dans le milieu extérieur, etc Si d’autre part, la bronchite parasitaire peut à elle seule provoquer des désordres fort graves, par accès de suffocation (dus à l’obstruction mécanique des voies respiratoires), il est certain que la mort chez les sujets fortement atteints est plus souvent la conséquence de complications de pneumonie aiguë que celle des obstructions bronchiques. Des infections microbiennes se greffent facilement sur une muqueuse enflammée et le B. Pyogénes bovis, considéré comme l’agent de la pneumonie contagieuse des veaux, s’y implante avec d’autant plus de facilité que les malades sont plus déprimés, plus affaiblis et plus amaigris. Il y a tout lieu de penser que le Dictyocaulus viviparus à lui seul, est capable de provoquer la bronchite vermineuse et la pneumonie lobaire aiguë étendue, lorsque son invasion est massive dans l’organisme considéré.

Comment ces vers arrivent-ils dans le poumon ? À vrai dire, on n’en sait encore rien de façon précise. On admet — et cela ne fait assurément aucun doute — que dans les pâturages humides et contaminés, les jeunes bovidés, comme les adultes d’ailleurs, s’infestent en absorbant des embryons de Dictyocaulus avec les aliments variés et les boissons ; mais comment, de là, ces embryons miecroscopiques passent-ils dans le poumon ? Remontent-ils, comme on le croit, le long de l’œsophage, jusque dans le larynx,

pour redescendre ensuite dans la trachée, les bronches

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