‹ Contribution à l'Étude des Substances Cholérétiques de la Série GrasseChapitre 10 sur 26 · LE OS · texte numérisé non relu

LE OS

L'acide oléique et les oléates n’ont été éprouvés que par Pohl et Winogradow qui leur dénient toute action sur la sécrétion biliaire. Ce n'est point l’avis de M. Chabrol et de ses collaborateurs. Pour eux, les oléates et l'acide oléique ont chez le chien un pouvoir cholérétique indéniable quand ils sont injec.

tés par voie veineuse.

La glycérine a été éprouvée par différents auteurs dans le traitement de la lithiase biliaire. Ferrand préconise son emploi dans son traité de thérapeutique. Nous avons déjà vu que Prévost et Binet n'obtenaient aucune action cholérétique avec cette substance. C’est aussi l’avis de Doyon et Dufourt. Par contre, MM. Félix Ramond, Boresco et Zizine qui recueillent la bile par tubage duodénal chez l’homme, pensent que la glycérine augmente le flux biliaire.

MM. Chabrol et Charonnat n’ont jamais noté aucune modification de la cholérèse par l’injection intra-veineuse de glycérine chez le chien.

L'action cholérétique du chloral est pour la première fois signalée par Wertheimer en 1903. Cet auteur souligne l'influence intéressante de ce corps sur la sécrétion biliaire. Pour lui la cholérèse est plus marquée quand le produit est injecté par voie duodénale que par voie veineuse.

Okada et Steinmetzer notent aussi l’action cholérétique importante de l’hydrate de chloral.

Le ve

MM. Chabrol et Charonnat confirment cette notion, tant en mettant en lumière l’action du chloralose qui n’a pas été jusqu’à ce jour signalée,

On cite encore parmi ‘es substances actives de la série grasse, le citrate de soude monosodique qui aurait pour Blondel, une action cholagogue intéressante. Îl est vrai que les études de Blondel sont cliniques et non expérimentales.

Pétrowa pense au contraire que ce corps inhibe la cholérèse. C’est également l’avis de MM. Chabrol et Charonnat, Ces auteurs n’ont jamais vu le citrate de soude augmenter le débit biliaire du chien et ont même noté une diminution du volume de la bile dans une de leurs expériences.

Mario Soto, dans un important historique paru en 1928 rappelle les publications antérieures concernant les cholérétiques. En dehors des substances de la série grasse précédemment citées, on trouve mentionnés dans ce mémoire, le chloroforme, les alcools méthylique et éthylique. L'auteur dénie à tous ces corps un pouvoir cholérétique.

MM. Lœper, Michaux et de Sèze, dans un article le la Presse Médicale attribuent au vin une action cholagogue, ils pensent que ce pouvoir ne dépend

aucunement du tanin.

h{. Geninet 2

Page 1