‹ Contribution à l'Étude des Substances Cholérétiques de la Série GrasseChapitre 12 sur 26 · AD · texte numérisé non relu

AD

Les dosages d'extrait sec sont pratiqués en évaporant deux à trois grammes de bile sur le bainmarie bouillant jusqu'à poids constant. Les résultats sont exprimés en centigrammes par gramme de bile (mesure de la concentration) et en centigrammes pour le volume de la bile excrétée dans la

demi heure.

La quantité de sels biliaires est entrevue grâce aux variations de la tension superficielle de la bile (méthode stalagmométrique). Gette technique n'apporte peut être pas une détermination pondérale absolue. Cependant, comme l’ont montré MM. Chabrol, Benard et Gambillard, elle permet des ‘évaluations assez précises dans le liquide biliaire où les sels figurent en quantité considérable par rapport aux autres substances susceptibles d’abaisser la tension superficielle. Le rôle de ces substances dénivelantes est même annihilé quand on prend soin de diluer la bile de 25 à 50 fois son volume dans de l’eau distillée. Cette précaution est par ailleurs indispensable si l’on veut graduerles abaissements de tension superficielle qui sont imputables aux sels biliaires. Nous n’insisterons pas davantage sur cette question qui a fait l’objet de publications anté-

rieures.

OR

Avantages de la technique des fistules cholédociennes temporaires.

Cette technique permet d'enregistrer des fluctuations de bile qui passeraient totalement inaperçues si on ne faisait des prélèvements que de six beures en six heures.

Elle nous paraît de ce fait, supérieure aux nombreuses méthodes qui ont été employées : que l’on pratique avec Brugsch et Steinmetzer une fistule duodénale laissant échapper une partie de la bile dans l'intestin, qu’on utilise le tubage duodénal comme MM. Ramond, Borcesco et Zizine, qu'on ait recours à la fistule vésiculaire avec ligature du cystique. Une fistule vésiculaire effectuée avec le dispositif de Dastre, entraîne la suppuration et la nécrose au contact de l’enclave métallique. L’animal infecté et privé de bile ne tarde pas à se cachectiser. C’est pour ces raisons qu'il nous semble préférable de faire appel aux fistules extemporanées,

opérant ainsi sur des chiens vigoureux.

Mode d'introduction des substances expérimentées.

Les substances à étudier sont introduites dans l'organisme du chien par voie veineuse. Gette méthode a l'avantage de mettre à l'abri de la grande

cause «erreurs que représente la barrièreintestir ale,

Bien entendu, elle est sujette à critiques. Qui dit qu’une substance non active par voie veineuse n’est pas cholérétique par voie digestive ? Le métabolisme intestinal doitsans doute dans bien des cas, transformer les substances absorbées par voie digestive et leur donner des propriétés cholagogues ou cholérétiques. Des expériences de MM. Chabrol et Charonnat nous ne retiendrons que es substances actives par voie veineuse. Mais nous nous garderons bien de conciure que les corps inactifs par cette voie sont incapables d'exercer une influence sur Îla bile lorsqu'ils sont introduits dans l’organisme par

la voie digestive.

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