RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX
Nous envisagerons successivement :
1° L'acide oléique et les oléates.
90 Les acides-alcools ; la glycérine, V'Hélénine.
20 Le Monochloracétate de sodium et les dérivés chlorés de l'acide acétique.
49 Le chloral, le chloralose et les quelques autres
anesthésiques de la série grasse.
L'acide oléique et les oléates.
L'étude des huiles injectées par voie veineuse à montré l'importance de l'huile de Haarlem, qui fait doubler et même tripler le volume de la bile excrétée pendant trois à quatre demi-heures successives.
Il n’en est pas ainsi lorsqu'on éprouve l’action . cholérétique de l'huile d'olive par voie veineuse. L'huile d'olive injectée directement dans le sang à la dose de deux centimètres cubes chez un. chien de 16 kgr. n'a donné aucun résultat durant Îles deux heures qui ont suivi la piqûre. Le volume de la bile
excrétée resta le même que celui des échantillons
Aie
témoins, et, fait intéressant, ilne se produisit aucune modification de la tension superficielle.
L'huile d'olive ne semble donc pas active par voie veineuse, D'où relève l’action cholérétique que beaucoup d'auteurs lui attribuent ? Les physioloyistes nous apprennent que dans l'intestin grêle, au contact des sels biliaires et de la lipase pancréatique, l'huile d'olive est saponifiée. N'intervient-elle pas alors dans la cholérèse par voie sanguine à la faveur de l'acide oléique qui a été ainsi libéré ? C’est une sim. ple hypothèse mais qui est justifiée par l’étude de l’acide oléique et des oléates. Ces substances ont un pouvoir cholérétique constant et marqué {voir tableau I, courbe T).
Ces deux substances interviennent dans la cholérèse, l’une immédiatement, l’autre un peu plus tardivement; l'acide oléique ne produit son effet que durant la troisième demi-heure après la piqûre, alors que l’action de l’oléate de sodium est toujours immédiate ; elle est de plus constante quelle que soit la dose injectée. MM. Chabrol et Charonnat l'ont éprouvée sur quatre chiens pesant respectivement 22, 91, 17 et 20 kgr. à des doses de Q gr. 20, 0 gr. 40, 0 gr. 80 et 1 gr. 20 d’oléate de sodium.
Dans tous les cas le volume de la bile excrétée a doublé par demi-heure ; ces résultats sont cependant minimes lorsqu'on les compare à ceux de l’atophan qui est susceptible de quintupler la sécrétion hépatique ; il va de soi qu’au cours de ces expériences sur l’oléate de sodium, on ne peut retenir les
variations considérables de la tension superficielle pour avoir un aperçu de l’excrétion des sels biliaires ; l'extrait total de la bile a été peu modifié, la fluidité a été nettement diminuée.
Cette action de l'oléate de sodium et de l'acide
A inject. inbvein E “ T Ogrt2Chloralose F Infections inl vein.
par Kgr chien Je Ton oléale Sodiur
Ë ne 2. PT :
BH1 234 56 7 8 9101 123 4131617 Excrelions semi-horaires . Extrail sec en centigr Volume en
Tordernées réduites 34) cenb-cubes
Fig. 1. — Action cholérétique de l’oléate de soude.
oléique est peut-être due à la présence daas leur formule de la fonction acide carboxylé dont l'influence n’est pas douteuse pour les acides de la série aromatique.
L’oléate de sodium étant un corps à poids moléculaire élevé, il était logique de rechercher si son pouvoir cholérétique n’appartenait pas à d’autres représentants du groupe des mono-acides ; on sait que ces substances peuvent être réparties en deux
classes suivant que l'acide est saturé :
HN DpRe CH? (CH?) .CO'H,
ou non saturé, comme l’acide oléique, qui est pourvu
d’une double liaison :