‹ Contribution à l'Étude des Substances Cholérétiques de la Série GrasseChapitre 18 sur 26 · RANGERS · texte numérisé non relu

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et XI) qui n’est ni un acide ni un alcool mais un aldéhyde secondaire.

Nous clôturerons ce paragraphe concernant les acides alcools en signalant les échecs obtenus avec le lactate de sodium (voir tableau XII) et avec le citrate de sodium (voir plus haut).

En résumé, bien qu’elle soit, dans la série grasse, l’homologue du groupe phénol de la série aromatique, la fonction alcool n’influence pas la cholérèse. Ces recherches ont permis, en outre, de mettre en relief un certain nombre de faits :

1° L'action intéressante de l'acide nopinique ét de l'héléniae que l’on peut vraisemblablement attribuer au double noyau;

20 L'inefficacité de la glycérine et du citrate de soude contrairement à l'opinion classique.

Le monochloracétate de sodium et les dérivés chlorés de l'acide acétique.

Au cours de leurs recherches sur la série aromatique MM. Chabrol et Charonnat avaient pu renforcer l'action cholérétique de certains acides par des substitutions halogénées ; c’est ainsi que le dibromo ét le diiodosalicylate de sodium se sont montrés plusactifs dans leurs expériences que le simple salicylate de sodium. Le rôle des halogènes se manifeste-t-il dans la série grasse ? À cette question les auteurs répondent affirmativement.

Fort instructive à cet égard, est l'étude des déri-

M. Geninet 3

vés chlorés de l'acide acétique. L’adjonction d’un ou plusieurs atomes de chlore est susceptible de conférer à cet acide des propriétés cholérétiquesdont il est par lui-même dépourvu.

Le monochloracétate de sodium CICH?.CO2Na (Voir Tableaux XIII et XIV, Courbe III) est le plus actif de tous ces dérivés. Ce fait doit ètre d’autant plus souligné qu’il s’agit là d’une substance faiblement toxique dont on peut entrevoir les applications en thérapeutique.

Sur cinq animaux, la dose de 0 gr. 60 d'acide a permis d'obtenir des résultats constants : Le volume de lahile excrétéepar demi-heure varia au minimum du simple au double, voire même du simple au quadruple dans deux expériences, tandis que la concentration de la bile subissait elle aussi une augmentation appréciable.

L’acide trichloracétique C15C.CO?H (Voir Tableau XV) à la dose de 1 gr. sous la forme de sels sodiques chez un chien de 27 kgr. aélevé du simple au double le volume de la bile excrétée par demi-heure alors que la concentration montait de 2,70 à 3,15. |

Par contre, l’acide dichloracétique CI?CH.CO?H (Voir Tableau XIIT) à une dose moléculairement équivalente (0 gr. 80) s’est toujours montré inac- Lié,

Comme on le voit, il n’existe point de parallélisme entre le nombre des atomes de chlore et l’activité des dérivés chlorés de l’acide acétique qui ont été éprouvés.

Course III

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