‹ Contribution à l'Étude des Substances Cholérétiques de la Série GrasseChapitre 19 sur 26 · NA · texte numérisé non relu

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Fig. 3. — Action cholérétique du monochloracétate de sodium.

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Quand on remplace le chlore par le brome, on obtient aussi, semble-t-il, une action cholérétique marquée. C’est ainsi que l’acide monobromacétique Br CH?-CO?H, injecté à deux chiens à la dose de Î gr. a augmenté d’une façon sensible la cholérèse ; malheureusement la toxicité de cette substance est telle que lesexpériences n’ont pu être suffisamment prolongées.

Enfin, si l’on remplace l’élément chlore et brome par d’autres groupements, on ne supprime point nécessairement l’activité cholérétique.

L'acide cyanacétique (Voir tableaux XVI et XVII) dont la formule est CN. CH2CO?H, injecté à la dose de 1 gr. à un chien ‘de 30 kgr. n’a pas modifié le volume de la bile secrétée pendant trois heures. Même dans un cas, injecté à un chien de 13 kgr. à la même dose, il a provoqué un choc et diminué la cholérèse.

Même inefficacité de: l'acide glycolique HO-CH? COOH, de l'acide glyoxylique O : CHCO’H, de l'acide malonique CO?H.CH2CO2H (Voir Tableau XVIII). Ces corps sont restés inactifs lorsqu'on les injecte à la dose de 1 gr. par voie veineuse à des chiens d’une vingtaine de kilogrammes.

Le glycocolle NH?.CH2COOH, injecté à la dose de 1 gr. sur un chien de 27 kgr. (Voir tableau XIX, a permis aussi d'enregistrer un échec. Par contre, à plus forte dose, 2 gr. chez un chien de {47 kgr. (Voir tableau XX) ce corps a fait doubler pendant une heure le flot biliaire.

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Un des dérivés du glycocolle, le benzoylglycocolle ou acide hippurique GSH$CO.NH,CH2CO?H (Voir tableau XXI) a eu un effet très net sur deux animaux eta fait doubler et même tripler le volume de la bile pendant trois demi-heures.

En résumé, de cette étude des dérivés halogénés de l'acide acétique émerge une substance dont l’action cholérétique est particulièremént probante : le monochloracétate de sodium. Ce corps est un cholérétique important dont l’action peut être comparée à celle de l’atophan mais qui a l'avantage sur ce produit d’être d’une toxicité très faible.

Le chloral et le chloralose et quelques autres anesthésiques de la série grasse.

Dès leurs premières recherches sur les cholérétiques, MM. Chabrol et Maximin ont relaté l’importance cholérétique du chloralose, injecté par voie veineuse à la dose de 12 centigrammes par kilo. | gramme chez le chien.

Cette action est constante , elle ne s’est jamais démentie sur les. deux cent cinquante animaux que ces auteurs ont soumis à la technique des fistules cholédociennes.

Aussitôt après l'injection, la bile devient plus fluide, son débit s'accroît et triple en moins d’une demi-heure ; sa concentration en matériaux solides s'élève parallèlement (voir tableau XXII, courbe IV.)

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Lorsqu'on étudie sur le chien endormi le rythme

de la cholérèse attribuable au chloralose, on recon-

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… Excrétions semi-horaires .-- Extrail sec en centigr Volume en 1ordonnées réduites à 35 ) cer h-cubes

Fig. 4. — Action cholérétique du chloralose,

naît dans toutes les observations que l’hypersécrétion de ia bile est de courte durée; en l’espace de

deux heures, trois heures au maximum, la courbe

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du volume de la bile tombe brusquement à un palier dont le niveau reste sensiblement constant pendant trois ou quatre heures ; c’est cette phase de dépression qu’il faut savoir saisir pour injecter par voie veineuse le cholérétique que l’on veut éprouver.

On sait que le chloralose est une combinaison du chloral avec le glucose. Le glucose ne s’est jamais révélé comme un facteur de cholérèse ; les auteurs l'ont injecté maintes fois sous la forme de sérum glucosé à 50 pour 1.000 à la dose de 100 ou 200 cmc. par voie veineuse, sans observer la moindre variation de volume ou de concentration de la bile.

C’est donc évidemment au chloral CI8.C.CHO (voir tableau XXII) que doit être rapportée l’action cholérétique du chloralose.

Les effets de ces deux substances sont sensiblement comparables lorsqu'on les injecte à des doses moléculairement équivalentes: 12 centigrammes par kilogramme pour le chloralose, 6 centigrammes pour l'hydrate de chloral.

L'action cholérétique du chloralose et du chloral est fort intéressante car elle tend à approuver que la fonction carboxyle n’est pas nécessaire pour exercer une action cholérétique dans la série grasse.

Deux remarques sont encore à faire à propos du chloralose : 4° la constance de la réponse hépatique et aussi sa faible durée (trois heures au maximum) quand il est injecté à la dose de 12 centigrammes par kilogramme,ce qui permet de commencer l’expérimentation de nouveaux produits trois heures après

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le début de l’anesthésie ; 20 l’avantage de ce corps sur les autres anesthésiques comme la morphine, le chloroforme, ou certains dérivés barbituriques, car il permet une anesthésie prolongée et n’est pas nocif pour la glande hépatique.

C’est pour ces raisons que M. Chabrol lui a tou-

jours donné la préférence dans ses expériences.

Dans la même catégorie de substances, le pouvoir cholérétique se retrouve bien qu’atténué dans un alcool trichloré, la chlorétone CCIS-COH(CH®} (voir tableau XXIV).

L’avertine qui est le dérivé bromé de l'alcool éthylique Br°C. CH?OH avait paru intéressant comme anesthésique, mais comme le chloralose, il a un pouvoir cholérétique important et par contre, c’est un anesthésique beaucoup moins régulier. Injecté à la dose de 12 centigrammes par kilogramme à trois chiens, il a doublé et même quadruplé, pendant plus de deux heures, le volume de la bile (voir tableau XXV). s

Les résultats sont moins probants avec d’autres molécules qui ne possèdent qu’un atome d’halogène. Tandis que le chlorure d'éthyle CI. CH?CHS est complètement inactif, le bromure et l'iodure d’éthyle augmentent la cholérèse pourvu que l’on fasse appel à des doses très fortes: la sécrétion biliaire passa du simple au double pendant deux heures chez trois chiens qui avaient recu en inhalation une dizaine de grammes de ces deux substances.

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