‹ Contribution à l'étude des suites éloignées de l'hystérectomieChapitre 26 sur 36 · LORS · texte numérisé non relu

LORS

Ce risque faut-il l’accepter P Il est bien difficile de conclure. Il s’agit de cas d'espèce. Rappelons cependant ici l'intérêt du pronostic préopératoire des troubles de la ménopause anticipée et ajoutons que M, Lenormant conserve un ovaire dans 5 % des cas en moyenne.

Un autre danger, mais celui-là exceptionnel, auquel expose encore la conservation d’un ovaire après hystérectomie est la possibilité de grossesse.

On peut en citer trois cas, outre celui de Kaeberlé en 1864.

Celui de Jaboulay en 1899 où l’on trouva un enfant vivant de six mois et demi, le placenta s'étant inséré sur La paroi abdominale.

Celui de M. Robineau qu'il présente à la Société de Chirurgie en 1920. Là le placenta était fixé sur la face postérieure de la vessie. On trouve un fœtus de 9 centimètres.

Enfin celui de Mile Dallion.

Düûs à une péritonisation défectueuse ces trois cas de grossesse furent opérés et guérirent.

L'ablation des ovaires au cours des hystérectomies ne met d'ailleurs pas à l'abri des formations kystiques qui peuvent toujours se développer dans lé pelit bassin.

L'attention ful attirée sur elles depuis le rapport de Le Dentu au Congrès de Chirurgie de 1801 et les études de Dartigues sur les « eysto-hématones menstruels post-opératoires » en 1907.

Plusieurs auteurs ont ensuité. repris’ la ques-

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lion : Chalier et Tixier à Lyon, Gillet dans la Revue Médicale Française, H. Marie dans un travail d’ensemble en 1933.

Ce qu’il y a de particulier dans ces kystes pelviens, (habituellement annoncés par une reprise de douleurs ou par l’apparition de petits signes de compression mpelviennes) c’est leur origine ovarienne dans presque tous les cas.

Lecène l'expliquait par la persistance, après une intervention difficile avec adhérences multiples d'un fragment de tissu ovarien, parfois infime, servant de base au kyste ultérieur.

Une autre hypothèse invoque le rôle d’ovaire accessoire surnuméraire.

Au point de vue thérapeutique, la réintervention perinel, dans la plupart des cas d'enlever par clivage, en totalité, la masse kystique adhérente aux organes voisins : colon sigmoïde, vessie, péritoine du petit bassin, moignon du col utérin. Plus rarement le kyste se trouve situé sous le péritoine entre les deux feuillets du ligament large. Dans d’autres cas, moins favorables, le clivage est impossible à réaliser, la poche se rompt et on est réduit à enlever fragment par fragment les parois de la poche, Dans ces circonstances les récidives peuvent se produire ; récidives traitées utilement par la radiothérapie (Chalier. Brocq).

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