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et rapide à 140. Les extrémités se cyanosent et se refroidissent, Les pupilles, dilatées, réagissent paresseusement à la lumière. La malade, plongée dans la forpeur, ne répond plus aux questions qu'on lui pose; les vomissements ont cessé, la diarrhée a remplacé la constipation. La respiration est irrégulière et: Ja mort arrive peu après la visite, à 140 heures du matin.
Autopsie. — Le 1* mai, à 10 heures du matin, 24 heures après la mort.
A louverture de la cavité cranienne, on trouve l’encéphale très congestionné et recouvert de couennes de pus verdâtre à sa base, en arrière du chiasma des nerfs optiques et sur les faces antéro-inférieures des deux lobes cérébelleux.
Dans la cavité rachidienne, on trouve peu de pus, mais au niveau du renflement lombaire existe à la face postérieure un aspect rouillé en rapport sans doute avec l'injection du collargol.
La coupe de Fleschsig de l'hémisphère droit montre, en dehors de la corne occipitale du ventricule latéral, un petit abeès gros comme un pois, formé de pus blanc jaunâtre.
Le lobe occipital, étudié au niveau de l’abcès, qui commu nique avec la corne occipitale du ventricule ‘'aféral, montre une infiltration leucocytaire à prédominance polynucléaire des parois mêmes de l’abcès avec peu de prolifération des cellules névrogliques dans l’intérieur du parenchyme.
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Macroscopiquement, sur la coupe de Flechsig, on voyait la face externe du ventricule latéral droit d'aspect tomenteux et immédiatement en dehors de la corne occipitale, un abcès, gros comme un pois, de pus blanc jaunâtre. ” |
L'examen d’un frottis de pus frais montrait des polynutléaires en voie de désintégration.
Sur coupe, à l'hématéine-éosine, Van Gieson et Nissl, il faut envisager l’abcès, l'épendyme et le tissu nerveux qui forme la paroi externe de la corne occipitale.
L'abcès, qui répond trait pour trait à l'excellente description de l’abcès sous-épendymaire de M. Merle, est le stade le plus avancé de l’infiltration nodulaire à polynueléaires. Ces polynucléaires ont leurs noyaux fragmentés et pycnotiques dans
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l'abcès. Leurs réactions tinetoriales sont, au contraire, conservées dans le tissu nerveux avoisinant qu'ils infiltrent.
. L'épendyme n'a pas résisté au processus suppuratif ; il est desquamé et rompu par places ; où il persiste, ses cellules épithétiales n'ont pas proliféré.
Le tissu nerveux, à nu dans le ventricule, se caractérise,
comme l’a bien vu et dit M. Merle, par l'intensité de la gaînite périvasculaire.
. Cette gaînite, qui attire immédiatement l'attention par son ‘aspect nodulaire centré par un vaisseau, est, dans le cas présent, formée de polynucléaires. Il existe de plus une infiltration diffuse des mêmes leucocytes, surtout marquée en marge du ventricule latéral. Elle s'allie à une augmentation du nombre des mononucléaires à noyau d'autant plus clair qu'il est plus volumineux. Les éléments nobles sont plus ou moins dégé-. nérés. Les cellules nerveuses sont en chromatolyse partielle ou diffuse.