‹ Contribution à l'étude des suppurations pulmonaires non tuberculeuses et en particulier de leur traitement chirurgicalChapitre 19 sur 92 · PAT · texte numérisé non relu

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4° Les abcès pulmonaires.

Cette étiologie nous intéresse particulièrement puisqu'elle est l’une des causes d’intrication que nous rencontrerons souvent entre abcès et bronchiectasies.

Léon Kindberg et Cottenot en ont rapporté la première observation nette : après guérison d’une suppuration putride post-opératoire, la toux et l’expectoration reprennent et un lipiodol montre des dilatations en doigts de gant typiques. Après eux, Kourilsky, dans sa thèse revient sur cette étiologie, puis Léon Kindberg et Kourilsky, Sergent, Cottenot et Couvreux apportent de nouvelles observations. De tous ces cas il ressort que les suppurations parenchymateuses : abcès ou gangrène et surtout les suppurations chroniques peuvent être cause de bronchiectasie. Le mécanisme est d’une part celui déjà décrit pour la tuberculose, de sclérose pulmonaire rétractile (Léon Kindberg, Kourilsky, Sergent, Rist), d’autre part, l'atteinte inflamatoire et destructive directe des bronches au voisinage de l’abcès (Kindberg et Cottenot). Nous verrons en étudiant la symptomatologie qu’il est possible de diviser ces bronchectasies en 2 types : bronchectasies survenant après un abcès disparu et guéri, bronchectasie venant se surajouter à un abcès en évolution. De toute façon, l’abcès initial mérite le nom d’abcès bronchiectasiant (Sergent).

Ces notions étiologiques présentent un réel intérêt thérapeutique. D'une part, nous trouvons des dilatations bronchiques qui sont surtout dues à des lésions bronchiques, qu’elles sotent congénitales ou acquises dans l’énfance ou à l’âge adulte. Dans ces dilatations, les lésions restent longtemps limitées aux bronches, le parenchyme et les plévres sont libres, et ne seront atteints qu'après de longues années : la bronchiectasie reste longtemps simple, elle ne sera compliquée que trés tard.

D'autre part, nous trouvons des dilatations bronchiques dues à une | infection du parenchyme, tuberculeuse ou non tuberculeuse, qui sont causées et accompaÿnées par l'infection parenchymateuse et la sclérose pleuro-pulmonaire qui en est la conséquence. Dans ce cas, très vite et souvent d'emblée, la dilatation n’est pas seule, elle est escorlée de lésions parenchymateuses et pleurales qui en font un bronchiectasie compliquée, une pyo-sclérose qui ne relève pas du tout des mêmes traitements que la bronchiectasie simple.

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