‹ Contribution à l'étude des suppurations pulmonaires non tuberculeuses et en particulier de leur traitement chirurgicalChapitre 5 sur 92 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les suppurations pulmonaires non tubereuleuses sont à l’ordre du jour. Elles représentent depuis ces dernières années un chapitre nouveau de la pathologie médicale et de la pathologie chirurgicale. Sous lPimpulsion des travaux allemands et américains et en France de Sergent, de Bezançon, de leurs élèves, de Léon Kindberg et de Monod, toute une partie de la pathologie thoracique s’est trouvée remaniée, élargie et refondue sous ce titre.

Est-ce à dire que l’étude des suppurations pulmonaires soit complètement terminée ; loin de là et cette vaste question comporte encore bien des imprécisiors et bien des inconnus :

1° Son développement a été si rapide, les travaux fondamentaux sur lesquels repose son étude actuelle sont si récents que l’on a pas pu encore se dégager suffisamment des cadres anciens. Il reste à établir une nosologie précise des suppurations pulmonaires ;

2° A côté des grands chapitres fondamentaux de la clinique et de l’anatomie particulièrement étudiés, il en est d’autres qui n’ont pas encore reçu la précision nécessaire. Ils ont surtout trait à l’évolution des abcès du poumon et ceci s’explique puisqu'il s’agit d’une affection évoluant parfois très lentement et que l’on étudie depuis peu. Evolution anatomique, évolution radiologique, modes de guérison, critères de guérison, voilà autant de points qui méritent encore d’être étudiés.

3° Cette imprécision dans l’évolution jointe à la possibilité fréquente de guérison spontanée a considérablement gêné l’appréciation des résultats thérapeutiques. Si de plus l’on songe à la multiplicité des méthodes de traitement, à la dispersion des efforts thérapeutiques on comprend qu'aujourd'hui encore après un laps de temps de quelques dix ans, la discussion sur les indications thérapeutiques soit toujours ouverte.

C’est dans l'espoir de contribuer un peu à éclaircir ces différents points de vue que nous avons poursuivi notre travail.

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Depuis le jour où en 1929, notre Maître Monsieur le Professeur Costantini, à l’occasion d’une série de suppurations pulmonaires que nous avions pu observer dans son service nous proposa notre sujet de thèse, nous nous sommes efforcés de réunir le plus grand nombre de cas. Nous avons pu grâce à l’obligeance inlassable de nos maîtres et de nos camarades en réunir 42 cas que nous avons pour la plupart pu observer pendant un temps au moins de leur évolution.

Il nous a semblé, en effet, que dans une question aussi abondamment étudiée et aussi protéiforme au double point de vue clinique et thérapeutique un travail quelconque ne pouvait être basé que sur le plus grand nombre de cas possible.

Nous ne nous cachons pas que le nombre de nos cas est encore bien insuffisant pour autoriser à lui seul des conclusions définitives.

Nous avons cependant préféré baser notre travail sur ces seules observations; il conserve ainsi plus d’unité et croyons-nous plus d’intérêt.

Le plan de notre travail sera le suivant :

Dans une première partie, après un historique, nous chercherons

à établir une définition et une classification des suppurations pulmonaires.

Dans une deuxième partie nous ferons une étude de la question, le traitement mis à part.

Dans la troisième partie nous passerons en revue toutes les méthodes de traitement.

Dans la quatrième partie, enfin, où se trouveront groupées nos

observations nous chercherons à préciser les indications thérapeutiques.

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