‹ Contribution à l'étude des suppurations pulmonaires non tuberculeuses et en particulier de leur traitement chirurgicalChapitre 53 sur 92 · IV. — Pronostic selon l’anatomie des lésions · texte numérisé non relu

IV. — Pronostic selon l’anatomie des lésions

Siège. — Il faut tenir compte du siège de l’abcès pour établir un pronostic. Les abcès du poumon voisins du hile guérissent, semblet-il, plus souvent que les autres. Eggers, Graham, Kissling émettent cette opinion que nous admettons avec eux. Deux de nos cas (obs. 27 et 29) franchement hilaires ont guéri, l’un spontanément, l’autre après pneumothorax. Sans doute ces abcès qui, nous l’avons vu, ne présentent pas de niveau liquide se drainent-ils mieux que les autres puisqu’ils s'ouvrent dans de grosses bronches et s’affaissent-ils mieux, puisqu'ils sont loin du gril costal.

Etendue des lésions. — Nous avons surtout en vue ici les cas chroniques, ceux où un traitement actif chirurgical est devenu nécessaire. S'il s’agit d’une suppuration chronique récente, les traitements conservateurs ont d’autant moins de chance d’agir que les lésions sont plus étendues ; s’il s’agit d’une suppuration chronique invétérée, l’exérèse comporte un pronostic opératoire d’autant plus grave.

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