‹ Contribution à l'étude des suppurations pulmonaires non tuberculeuses et en particulier de leur traitement chirurgicalChapitre 88 sur 92 · IL. — Suppurations parenchymateuses (abcès · texte numérisé non relu

IL. — Suppurations parenchymateuses (abcès

Vingt cas ont été traités par intervention (1); 10 cas ont guéri; 10 sont morts (2). En voici le détail:

Suppurations aiguës.

Sur 10 cas où l’on intervint activement, 5 morts et 5 guérisons qui se décomposent ainsi:

à 5 morts. 7 pneumotomies ... Fe l 2 guérisons.

2 pleurotomies : 2 guérisons.

1 pneumothorax : 1 guérison.

Le tableau en fin de chapitre donne quelques précisions sur ces cas.

A cette série, il serait juste d’ajouter 2 pneumothorax pratiqués sans succès à la période aiguë des observations 37 et 38 (suppurations chroniques) et de l’observation 32 (suppuration chronique ré-

cente).

(1) Nous défalquons : Notre obs. 1 (abcès amibien où des opérations multiples furent inutiles et n’avaient pas de raison d’être), nos obs. 10 et 32 où, dans les 2 cas, une résection costale et dans un cas un pneumothorax n’influencèrent que de facon douteuse l’évolution vers la guérison.

(2) Cette statistique globale se superpose assez bien aux autres statistiques globales (cas aigus et chroniques) publiées : Singer et Graham, sur 13 cas opérés, ont 5 morts et 6 guérisons. Lilienthal, en 1928, sur 113 cas, a 49 guérisons, 47 morts.

Ces résultats mettent en évidence, l’intérêt que l’on trouve à se montrer éclectique et la gravité des pneumotomies en période aiguë. Nous avons vu que cette gravité devait pousser non pas à abandonner la pneumotomie mais à en poser l’indication de façon plus précoce et à la pratiquer systématiquement en 2 temps.

Suppurations chroniques récentes.

5 interventions, 4 guérisons et une mort. Ces cas se décomposent ainsi:

Un décollement extra-pleural. Guérison.

Une thoracoplastie totale avec phrénicectomie. Guérison.

Une thoracoplastie supérieure. Guérison (apparente remontant à

3 mois).

Un pneumothorax. Guérison.

Une pneumotomie — non guérie — thoracoplastie. Mort.

(Voir détails au tableau en fin de chapitre).

Ces résultats montrent d’une part, l’intérêt considérable de traiter des cas peu anciens, d'autre part, la valeur des thérapeutiques d’affaissement dans ces cas.

Suppurations chroniques invétérées.

5 interventions; 4 morts et une guérison qui se décomposent ainsi : Une pneumectomie fragmentaire progressive. Guérison.

Une thoracoplastie. Mort.

Une pneumotomie thoracoplastie. Mort.

Une phrénicectomie thoracoplastie. Mort.

Une pleurotomie. Mort.

(Voir détails au tableau en fin de chapitre).

Ces observations montrent: 1° L’insuffisance dans ces cas des interventions conservatrices, directes (pneumotomie) ou indirectes (affaissement) et la nécessité de faire une pneumectomie; 2° L'intérêt essentiel de s’attaquer à des cas récents. Alors seulement, le malade, présente des lésions limitées et une résistance suffisante pour subir de multiples interventions. Si l’on s'attaque à des cas trop anciens, le malade n’est même plus en état de supporter les interventions préparatoires (phrénicectomie, thoracoplastie, pneumotomie) ou bien l'étendue des lésions est telle (obs. 37 et 38) qu’il semble vraiment s’agir de lésions au-dessus des ressources de la chirurgie.

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