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de petits frissons, le 15 seulement apparaissent des signes physiques.
Dans l'observation II, le début de la pneumonie est masqué totalement par la prédominance de phénomènes gastro-intestinaux.
D'autre part, en l'absence de ces signes physiques el fonctionnels pleuro-pulmonaires, répélons qu'on peut se trouver en présence d'un ensemble de symplômestsimulant une affection abdominale. Ces formes de grippes pulmonaires ont du reste été signalées depuis longtemps.
M. Ménétrier rappelle prétisément les pneumonies srippales décrites en 1776 par Sloll sous le nom de pneumonies bilieuses, caractérisées par des vomissements bilieux, de la douleur et de la tension au niveau des hypochondres. :
Par contre, on peut dire qu'habituellement l'élal général et le facies sont peu modifiés, qu'ils n'ont pas les caractères spéciaux qu'on leur trouve dans toute affection abdominale réelle. Et cette intégrité de l’élat général est surtout hors de proportion avec la fièvre souvent élevée el les phénomènes douloureux presque loujours intenses ‘ans les cas qui nous occupent. Cependant il y a des exceplions, et l'on à pu voir en pleine épidémie de grippe des malades très touchés du premier coup, présentant un élal général très alarmant, et ce sont justement ces malules pour lesquels l'urgence d'un diagnostic semble devoir s'imposer.
Ajoultons qu'une des meilleures présomptions en faveur d'un état grippal, c'est cette asthénie dans laquelle se (trouve fréquemment le malade, chez lequel on pourra
rechercher la raie blanche. Mais n'oublions pas qu'on pourra se trouver en présence d'un syndrome douloureux abdominal.de surrénalite.
On à indiqué, en l'absence de tous signes fonctionnels el physiques de complication pulmonaire, la rougeur de la pommette correspondante au côlé suspect de splénisalion. Ce symptôme s’est trouvé, en effet, vérifié plusieurs fois.
EL c’est en auscultant tous les jours le malade que l’on finira par trouver une zone soufflante accompagnée de râles sous-crépitants, de frottements pleuraux. Suivant l'expression de Cadet de Gassicourt appliquée à la pneumenie : « La fluxion de poitrine aura tardé à parler, elle aura fini par se faire entendre. »
Nous n'insisterons pas davantage sur l'absence de signes physiques que présente souvent une pleurésie enkvstée, ni sur les symplômes trompeurs qu'elle peut ‘ présenter et que nous avons déjà décrit plus haut.
Le diagnostic que nous devons faire est un diagnostic d'urgence, il ne sera pas parlé ici des procédés de laboratoire qui pourront fournir d’utles renseignements plus tard.
Il va sans dire que des renseignements de premier ordre peuvent être donnés par une ponction exploratrice si on soupçonne une pleurésie.
Quant à l’examen radiologique, l’état du malade ne permettra souvent pas de le faire. Rappelons cependant, ainsi que l’a montré M. Sergent (1), que la congestion
(1) Sergent. Ftudes ciiniques ct radiologiques sur les maladies de l'appareit respiratoire, p. 455.