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CHAPITRE PREMIER he

Historique

Ainsi que nous l’a montré la grippe récenté, les complications pulmonaires sont très fréquentes. De! tout temps, du reste, elles ont été signalées. Les rapports entre la grippe et la pneumonie étudiés dans la thèse de M. le professeur Ménétrier sur la grippe en 1886 (1), les articles de Dupré (2) en 1860, de Grasset (3) en 1874 sur .les congestiôns pulmonaires calarrhales ou grippales, ete.; — on pourrait.cilter des pages entières d'études consacrées aux rapports entre la grippe et les affections pleuro-pulmonaires, On y verrait, du reste, toujours goté que bien souvent l’évolution de ces dernières est anormale.

Les auteurs actuels s'accordent pour montrer qu'une place importante est occupée, parmi ces complications, par les congeslions pulmonaires grippales.

(1) Ménétrier, Grippe et pneumanie en 1886. Thèse, Paris 87. (2) Dupré, Montpellier Médical, 1860.

(3) Grasset, Montpellier Médical, 1874. l

Etudiées par M. Courcoux (1), les formes les plus fréquentes décrites par cet auteur sont la congestion pleuropulmonaire et la fluxion de poitrine. Il signale que la plè-

vre est souvent touchée. Il ajouté qu'il peut v avoir égale- :

ment splénisation caractérisée par une réaction corticopleurale étendue. |

Il nous à paru donc utile de rappeler ici les vieilles conceplions des fluxions de poitrine décrites par Dupré

de Montpellier, puis étudiées et confirmées par Grasset et

Dieulafoy, « fluxions de poitrine catarrhales ayant pour

caractère primordial d'atteindre tous les plans de la poi-

trine : muscles intercostaux, tissu cellulaire, plèvre, pa-

renchyme pulmonaire et bronches ». Dans ces cas, dit:

M. Courcoux, la Symptomatologie est dominée par .un.

point de côté violent, souvent étendu, S'accompagnant d'hyperesthésie cutanée très marquée, exagéré par les nouvements, la palpation et la toux.

Nous Vérrons, en étudiant la pathogénie du point de côté abdominal, comment certaines localisations de ce point de côlé peuvent s'expliquer précisément par la description anatomo-pathologique de l'Ecole de Montpellier.

Ce sont ces fluxions de poitrine que Dieulafoy (2), se ralliant à cette thèse, dénomme « états morbides, mixtes, bâtards, dans lesquels ‘les éléments hyperémiques el phlegmasiques sont diversement combinés. Tous les

plans superposés qui forment la poitrine sont touchés ».

{1) Courcoux, article Congestions pulmonaires. Traité de pathologie médicale. Sergent, Ribadeau-Dumas, Babonneïx.

(2) Dieulafoy, article Fluxions de poitrine. Traité de pathologie interne.

SX |, D

EL, décrivant le point de côté, il ajoute : Les muscles abdominaux el lombaires peuvent. être également intéressés.

Les fluxions de poitrine, dit-il dans une de ses leçons cliniques, peuvent se concentrer soit sur le poumon, soit sur les bronches, soit sur les plèvres. Il peut y avoir épanchement pleurétique, pleurésie bâtarde défigurée par la fluxion du poumon et des bronches.

Enfin, si la localisation pulmonaire est la plus accusée et la plus étendue, on peut se trouver en présence de ce qu'on serait tenté d'appeler une pneumonie.

Il termine en disant qu'on trouve très souvent ces Manifestations pleuro-pulmonaires comme complications de la grippe.

Il est donc intéressant de voir déjà signalé que la grippe donne souvent naissance à ces « fluxions de poitrine », caractérisées précisément par leur symptomatologie si diverse.

Cependant, à cette époque, la nécessité d'un diagnostic rapide, afin d'écarter toute idée d'intervention chirurgicale, élait moins importante, l'opération d'urgence étant bien rarement pratiquée. Cette question est devenue primordiale depuis la pratique des opérations abdominales

. d'urgence, notamment en ce qui concerne l’appendicite.

Dans une de ses cliniques, le Professeur Sergent (1) commence ainsi : « Le diagnostic des affections pleuropulmonaires aiguës de l'adulte est parfois rendu d’une

(1; Sergent, Etudes cliniques et radiologiques sur les maladies dé l'appareil respiratoire, chapitre IT. Leçon clinique faite à la Charité le 3 juin 1915.

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