‹ Contribution à l'étude des syndromes bulbo-protubérantielsChapitre 22 sur 59 · RATE · texte numérisé non relu

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nerfs mixtes, enfin la partie antérieure du corps resliforme et le faisceau cérébelleux direct. Le noyau ambigu se trouve dans celte zone.

C’est le ramollissement de celle artère qui entraine le syndrome de Wallenberg sur lequel nous reviendrons et qui est imputé par certains à l’artère cérébelleuse postéro-inférieure.

3° Le territoire postérieur dépendant de la cérébelleuse, postérieure et inférieure, comprend la parüe principale du corps restiforme et la partie adjacente du plancher du IVme ventricule, c’est-à-dire les noyaux dorsaux des nerfs mixtes (noyaux végélalifs et dorsaux du X, noyau vagospinal, noyau du faisceau solitaire, etc.)

PB: VAL LADPROTUBÉRANCES

Beaucoup plus simple et schématique qu'à hau-

teur du bulbe, Pirrigation de la protubérance est plus

netleiment délimilée.

a) Arlères paramédianes.

Au nombre de 8 ou 10, elles atteignent la face anlérieure du bulbe en s’imbriquant « comme les tuiles d'un toit». Horizontales en haut, elles sont descendantes au tiers inférieur de la protubérance. Décrites sous le nom d’artères radiées par Duret, elles pénètrent dans le pied de chaque côté de la ligne médiane sans irriguer la calotte.

Notons cependant qu’elles pénètrent plus profondément à la partie supérieure de la protubérance, ce qui, nous le verrons, a un très grand intérêt pour nous.

D os

Re

Leur lerriloire est représenté comme au bulbe par les pyramides, la voie corticopontocérébelleuse (qui risque ainsi d’être coupée à son tournant) et, notonsle bien, la partie juxta-médiane du ruban de Reil.

b) Artères circonférentielles courtes.

Nées du tronc basilaire, 4 à 6 artères gagnent en dehors des précédentes les faces antéro-latérales de la protubérance. ‘ |

Pénétrant celle-ci par son bord externe, elles couvrent par leurs arborisalions cette zone latérale qu'elles revêtent d'un lacis artériel discontinu. Elles se distribuent aux 3/5externes de la face antérieure de la prolubérance et au pédoncule cérébelleux: moyen. Quelques artères radiculaires se rendent au trijumeau et ont la disposition en T qui caractérise les artères radiculaires.

Le territoire latéral comprend le pédoncule cérébelleux moyen, le Reïl latéral avec le faisceau spino-

- thalamique.

La lésion détermine l’« hémiplégie cérébelleuse » de

P:5Marie-et. Foix.

ce) Artlères circon/férentielles longues.

Ces dernières artères, qui sont représentées ici par les cérébelleuses supérieures el moyenne, contournent le pont pour se rendre au cervelet. Entre lemps elles donnent quelques rameaux à la calotte protubérantielle.

Revenons maintenant sur l'irrigation de la calotte prolubérantielle. Tandis que dans sa partie haute les paramédianes vont jusqu'au plancher, alors que les

circonférentielles courtes n’irriguent que la partie lalérale dans sa partie moyenne et basse, les circonférentielles longues sont seules à arriver jusqu’au IVme ventricule en suivant un trajet oblique; les paramédianes, elles, ne dépassent pas le pied.

Il faut insister sur un détail de vascularisation auquel le cas que nous étudions donne de l’importance : les paramédianes hautes et basses sont très obliques el les supérieures semblent aller à la rencontre des inférieures comme si la protubérance s'était développée comme une formation accessoire refoulant les autres tissus.

C’est pourquoi les ramollissements du pied respectent toujours la calotte et inversement, du moins à la partie inférieure et moyenne de la protubérance.

Récemment M. D. Cutchley :et P.. Schuster: ont moniré de façon précise que la région haute de la prolubérance est irriguée en totalité par les branches de lartère cérébelleuse supérieure (irrigation d’ailleurs irès mal limitée) tandis que sa partie basse est vascularisée par les circonférentielles courtes et probablement par la cérébelleuse moyenne.

Cette longue étude n’a pas seulement un intérêt analomique. On a pu distinguer un peu artificiellement :

a) Le syndrome du territoire paramédian : hémiplégie et paraplégie.

b) Le syndrome des circonférentielles courtes : hémiplégie cérébelleuse de P. Marie et Foix.

c) Le syndrome des circonférentielles longues, syndrome de la calotte.

d) Les syndromes mixtes : syndromes pseudobulbaires.

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