‹ Contribution à l'étude des syndromes bulbo-protubérantielsChapitre 29 sur 59 · HALL · texte numérisé non relu

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tion d’autres nerfs paralysés, X et XI en particulier (association réalisée par exemple dans le syndrome du brou déchiré postérieur ou dans la lésion du noyau ambigu comme eesl le cas pour notre malade). Les signes gustatifs eux sont indiscutables, il suffit pour les rechercher de déposer une pincée de sel, ou mieux de quinine, sur la base de la langue. L’agueusie ainsi observée est pathognomonique.

Rappelons que cela n’existait pas dans notre observalion sans doute parce que la lésion était limitée au noyau moleur et n’atteignait pas les fibres afférentes.

Quant aux troubles sensitifs, de recherche délicate, leur interprétation est encore délicate, en raison de lVintrication des territoires sensilifs des régions pharyngées.

20 Preumogastrique.

La dixième paire nerveuse ou nerf vague assure l’innervalion d’un territoire très vaste, essentiellement viscéral. Physiologiquement il est mixte, mais il représente surtout la voie parasympathique cranienne par excellence, dont la dénomination de « cardio-pneumo-entérique » laisse entrevoir la complexité. Le conüingent spinal (nerf vago-spinal) vient encore augmenter l’importance physiologique du vague.

On conçoit donc que les signes d'atteinte du X soient très divers. D’autre part s’exerçant sur des terriloires profonds, dont les réactions physiopathologiques sont encore mal connues, ces signes sont très délicats à objectiver.

Les troubles essentiels consisteront en troubles sensilifs des muqueuses respiratoires et digestives, troubles respiratoires et cardiaques et surtout troubles laryngés moteurs.

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RP Tr 3° Spinal.

Le nerf spinal, exclusivement moteur, est en réalité, de par sa systématisation, un nerf double (branche externe et branche interne). La branche interne (ou spinal bulbaire) perd dès son origine son autonomie, captée qu’elle est par le pneumogastrique (vago-spinal). Cette branche interne, à destinée laryngée exclusive, est considérée par certains comme une branche aberrante du X. Son atteinte fait donc partie des troubles du pneumogastrique, elle s’objective par une paralysie laryngée.

La branche externe, elle, est toute différente, de par son origine (médullaire) et de par sa destinée (céphalogyrie, innervalion des muscles sterno-cléido-mastoïdien et trapèze); sa paralysie est décelée par labaissement du moignon de l'épaule et déviation de la tête.

L’atteinte de la branche interne seule, la branche externe étant intacte, possède donc une grande valeur localisatrice en hauteur, c’est le cas de notre malade.

40 Jypoglosse.

Le grand hypoglosse ou dernière paire cranienne est le nerf lingual moteur essentiel. Il ne possède d'ailleurs que cette fonction. ;

Son atteinte donne l'hémiplégie linguale très caractéristique. L’hémi-langue est paralysée, flasque et molle, rapidement atrophiée.

Au repos la pointe de l’organe est déviée par le côté paralysé et cette déviation s’accentue par la projection de l'organe en avant. Elle est le fait de Paction isolée et non contrebalancée du génio-glosse sain.

SA ES a

Pour la même raison le sillon médian dorsal de la langue est incurvé en arc, dont la concavité indique le côlé lésé.

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