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CONCLUSIONS

Il nous reste à répondre, aussi clairement que possible, à une série de problèmes qui ont été consiamment sousjacents à notre travail.

Le problème anatomique nous a été facilité par trois études de fond qui nous ont permis de poser des jalons et d'analyser la systématisation en tenant compte des données modernes. Les travaux de Déjérine, de Charles Foix et la remarquable synthèse de Masquin et Trelles nous ont permis, tout en restant dans Porthodoxie anatomique, de nous débrouiller dans le dédale des faisceaux et des fibres, sans nous perdre dans les synapses et les aberrances.

Le problème séméiologique nous à convaincu d'une notion qui n’a pas été assez nettement soulignée : la très grande précision à laquelle peut aboutir la séméiologie bulbo-protubérantielle, à condition que l’on s’entoure de tous les éléments utiles. Mais il est nécessaire pour cela: d'attaquer de pareils problèmes en connaissant déjà dans le détail la valeur séméiologique de chaque signe. Nous avons essayé précisément, dans un très long chapitre, de recueillir les données les plus récentes et de les grouper en faisceaux pour arriver au diagnostic. Une longue et minutieuse recherche auprès du malade, à la recherche de la vérité clinique, nous apparaît comme le moment le plus fécond et le plus complet de la vie du médecin, même si cette analyse longue et ardue ne peut aboutir à une thérapeutique efficace. |

Le problème diagnostique et nosologique nous réservait quelques surprises. Rapidement nous est apparue l'impossibilité de réduire un cas aussi complexe à une seule

localisation lésionnelle, Mais quand nous eûmes abandonné cette idée, nous avons été étonnés de voir que la schématisation si nette qui donne à la question du syndrome bulbaire son allure mathématique ne correspondait pas aux observations princeps des auteurs. Au contraire tout cela seffaçait derrière une schématisation à la fois plus uniforme et plus complexe, basée sur l’existence d’un syndrome latéro-bulbaire principal, comportant des signes fixes et des signes variables. Les variations étaient de peu d'amplitude et s’expliquaient fort bien par de petites modifications de territoire vasculaire. Ainsi étions-nous ramenés à l'artère nourricière qui apporte à cette région du système nerveux les substances alimentaires aussi bien que la maladie, à cette artère au nom mystérieux (à tel point que ses parrains ne s'entendent pas pour le fixer), mais qui semble le plus souvent être la cause de tout le mal. Bien que d'innombrables noms propres encombrent cette étude il nous semble que lon pourrait réunir tout cela en quelques types très simples et nous espérons que cette remarque pourra engendrer des travaux d'ensemble basés sur une conception plus logique et plus didactique.

Si notre modeste travail aboutissait à un tel résultat, nous nous estimerions suffisamment récompensés. Et nous terminerons en rappelant cette maxime d’une médecin de Cordoue qui fut écrite au quatorzième siècle : « Je peux » aujourd’hui découvrir dans mon savoir des choses que » je ne soupconnais pas hier, car Part est grand, mais » l'esprit de l’homme pénètre toujours plus avant. »

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