CONCLUSIONS
I. — La notion des syphilis viscérales est une acquisition relativement récente.
Parmi les diverses localisations de l'infection spirochétique, certaines sont de notoriété clinique courante et déjà tous les praticiens en connaissant l’extrême fréquence, songent à leur appliquer systématiquement le traitement qui leur convient. Telles sont les syphilis nerveuse et cardio-vasculaire. C’est pourquoi l’on peut dire qu’elles ne sauraient désormais être méconnues.
H. — Au contraire, les localisations de la syphilis sur les appareils respiratoire, digestif et urinaire sont d'interprétation plus complexe.
Le rôle unique ou associé de la syphilis dans leur évolution est souvent difficile à établir, et cela pour les raisons suivantes :
:) Les traductions cliniques sont souvent identiques quelle que soit l’étiologie en cause ;
5) Quand il y a des signes propres à la REA ils ne sont pas pathognomoniques ;
y) Les examens chimiques, bactériologiques et radiologiques sont souvent également en défaut ;
à) La réaction de Wassermann se montre assez souvent négalive.
Pour toutes ces raisons, il peut arriver assez fréquemment que l’étiologie syphilitique soit méconnue.
IT. —- Et cependant la réalité du rôle de l'infection syphilitique dans ces cas est prouvée par l’épreuve thérapeutique qui fait disparaitre des lésions jusque-