‹ Contribution à l'étude des syphilis viscérales méconnuesChapitre 2 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les acquisitions de la clinique tendent à montrer que seule ou associée, la syphilis est en cause dans de multiples affections où jusqu'ici on méconnaissait son rôle.

L'étiologie syphilitique longtemps méconnue de multiples manifestations nerveuses : tabès, paralysie générale, etc., est devenue chose classique.

La notion de la syphilis en pathologie cardiaque a dépassé les services de cardiologie, et tous les praticiens savent qu'il y faut immédiatement penser, en présence d’un anévrisme de l'aorte, d’une aortite, d’une insuffisance aortique, surtout quand ces affections surviennent avant la vieillesse.

Ce sont là des notions classiques sur lesquelles nous ne reviendrons pas ici.

En revanche, le rôle de la syphilis dans les affections respiratoires, digestives, rénales, est resté plus longtemps méconnu, et bien que déjà maints travaux aient appelé l'attention sur la fréquence relative des syphilis pulmonaires, des néphrites syphilitiques, sur le rôle de la syphilis dans l’étiologie de différents troubles gastriques et dans l’évolution des cirrhoses, il faut reconnaître que c'est en désespoir de cause que, le

plus souvent, le praticien en vient à penser à cette étiologie.

Il n’est donc pas superflu à propos de toutesnouvelles observations de revenir sur cette question. Il n'est pas inutile d’y rechercher les éléments cliniques capables d'éclairer le diagnostic.

L'erreur de méconnaître une de ces syphilis viscérales est d'autant plus compréhensible que maintes fois elles évoluent avec une réaction de Bordet-Wassermann négative. Et comme, par ailleurs, elles ne présentent pas de symptômes permettant une discrimination certaine de l'infection en cause, la syphilis, étiologie moins connue sinon moins habituelle de ces altérations viscérales, n’est envisagée qu’en dernier ressort.

C’est habituellement l'épreuve thérapeutique qui a fait la preuve. Aussi convient-il de la tenter dans tout cas d'affection viscérale de cause mal déterminée.

Nous avons cru utile de donner dans ce travail quelques observations où la clinique et les examens sérologiques ne mettaient pas sur la voie de l’étiolologie spécifique, et où cependant l'épreuve thérapeutique appliquée de parti pris a confirmé pleinement la réalité de son action.

Par le titre de notre travail nous n’avons pas voulu dire que le rôle de la syphilis n'était pas admis danse les localisations viscérales que nous envisageons, Nous avons seulement voulu souligner que malgré les importanis travaux ayant attiré l'attention sur l'importance de l’étiologie spécifique en pathologie viscérale, lévolution de la syphilis viscérale est souvent telle que rien n'impose à l'attention du praticien la nature exacte de l'infection en cause. Et cela justifie tout nouvel apport de documents dans ce débat. |

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