MONSIEUR LE PROFESSEUR TIXIER
Professeur de Clinique chirurgicale
Semestre Mai-Novembre 1924
MoXSIEUR LE DocTEUR MOLIN
Chirurgien des Hôpitaux
Semestre Novembre 1924 - Mai 1925 MoNSIEUR LE DocTEur BONNAMOUR
Médecin des Hôpitaux
Semestre Novembre 1925 - Mai 1926 MoNSIEUR LE DOCTEUR VORON
Accoucheur des Hôpitaux
Semestre Mai-Novembre 1926
MoN LE DocTEUurR BOUCHUT
Médecin des Hôpitaux
À MonSIEUR LE PROFESSEUR PATEL
Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon Chirurgien des Hôpitaux
Qui a bien voulu nous confier ce travail et n’a rien négligé pour nous permettre d’arriver à bonne fin.
A MonsIEUR LE DocTEUR VACHEY
Son amabilité, son extrême obligeance, la part active qu’il a prise à l'élaboration de ce travail, nous font un devoir, très agréable d’ailleurs, de l’assurer de notre entière gratitude.
À MES JUGESs
TALALGIES SOUS-CALCANÉENNES
Introduction
Depuis 1890 environ, les chirurgiens se sont préoccupés de la talalgie. On hésita d’abord beaucoup sur le choix de l’appellation. C’est Blum qui, le premier, parla de « talalgie », terme que l’on a conservé depuis.
De nombreuses théories ont été émises pour expliquer cette affection. La radiographie montrant la présence d’une exostose sous-calcanéenne très fréquente chez les talalgiques, on en a conclu que c'était elle qui était responsable de la talalgie.
Mais les recherches récentes de notre Maître, M. le Professeur Patel, ainsi que les publications de M. Tavernier, viennent détruire cette théorie pathogénique. Cependant si l’exostose n’est pas la cause de la talalgie sous-calcanéenne, que faut-il donc incriminer ? M. le Professeur Patel, M. Tavernier, eurent l’idée d’en rechercher l’origine au niveau des parties molles avoisinant la face inférieure du calcanéum. Un certain nombre d’observations, prises dans les services de ces deux chirurgiens, nous aideront à prouver cette nouvelle théorie.
Cette façon différente de comprendre la talalgie est grosse de conséquence, puisqu'elle modifie considérablement l'intervention chirurgicale. Au lieu de borner l’acte opératoire à une ablation, aussi large soit-elle, de l’exostose sous-calcanéenne, elle indique formellement de reséquer largement les parties molles sous-jacentes qui, à elles seules, causent tout le mal. Nous ne voulons pas dire, par là, que cette ablation soit suffisante ; il faut, également, comme le faisaient précédemment les chirurgiens partisans de la théorie de l’exostose, reséquer celle-ci qui très souvent est secondaire à l’inflammation des parties molles et, même, paraît due à celle-ci.
C’est cette pathogénie de la talalgie sous-calcanéenne que nous nous efforcerons de défendre, en nous appuyant sur des observations cliniques qui sont particulièrement probantes.
Qu'il nous soit permis maintenant de remercier tous nos Professeurs de la Faculté de Médecine de Lyon, et surtout nos Maîtres dans les hôpitaux qui, par leurs enseignements ont contribué à notre éducation médicale. l
Que M. le Professeur Tixier reçoive l'hommage de notre reconnaissance pour le grand honneur qu’il nous fit en acceptant de présider notre thèse,
Nous adressons nos remerciement les plus sincères à M. le Professeur Patel qui voulut bien nous permettre d'entreprendre ce travail en nous confiant ses observations et nous guider de ses conseils. |