‹ Contribution à l'Etude des Talalgies sous-calcanéennesChapitre 5 sur 15 · UE 4 LEA · texte numérisé non relu

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Historique

On peut diviser l’histoire de la talalgie sous-calcanéenne en trois grandes périodes, chaque période correcpondant à une façon différente d'interpréter cette affection.

Dans une première période, les chirurgiens se sont contentés de lui donner un nom.

C’est Tillaux (1890) qui, le premier, en parle, il l’appelle « l’affection douloureuse du talon ».

Després l’a dénommée « névralgie du talon », « contusion chronique du talon » ou « maladie des sergents de ville ».

Blum créa le mot de « talalgie ».

Duplay (1906), préfère le mot de « pternalgie » ou « bursite sous-calcanéenne ».

D’autres auteurs l’ont étudiée également. Swediaur la signale au cours de la blennorragie.

La seconde période coïncide avec l'apparition de la radiographie, qui permit de constater la présence fréquente d’une exostose rétro-calcanéenne ou souscalcanéenne chez les talalgiques.

Brackett, en 1896, signale un cas d’exostose rétrocalcanéenne. Ce sont également les travaux de Pain-

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ter (1898), de Plettner et Lehr, en 1900, de Barker en 1905, de Baer (1906), de Chrysopathès (1907), de Jaeger, Davidson, Haglund (1908).

Puis paraissent les travaux de Reclus et Schwartz (1909), la thèse de leur élève, Labernardie (1910).

En 1910, M. le Professeur Poncet, dans une conférence faite à Paris sur le rhumatisme articulaire tuberculeux, développe la pathogénie tuberculeuse de cette affection et de certaines exostoses astragaliennes et calcanéennes.

Enfin, dans la troisième période, l’exostose est déchue de ses droits, à la suite des travaux de MM. Patel et Comte (1925), qui montrent le rôle que joue, dans cette affection, le tissu cellulaire sous-cutané, lequel est le siège de réactions inflammatoires.

M. Tavernier, en 1925, publie l'observation d'un malade chez lequel l’exostose ne jouait qu'un rôle secondaire.

M. Richer, en 1925, présente, à la Société de Chirurgie de Lyon, un malade dont l'histoire pathologique et les examens anatomo-pathologiques viennent vérifier ces idées déjà en cours.

MM. Mouchet et Roederer, dans un article sur la chirurgie infantile et l’orthopédie, en 1926, confirment l’opinion des chirurgiens lyonnais.

M. Mondor, au Congrès de Chirurgie, en 1926, dans un article sur les arthrites gonococciques, envisage la question des talalgies sous-calcanéennes et conclut, à l’origine osseuse des douleurs, même lorsque la radiographie ne montre pas de déformations exostosiques.

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Etiologie

La talalgie sous-calcanéenne apparaît le plus souvent entre 20 et 30 ans. Elle peut se voir avant, au moment de l’adolescence. Labernardie, en effet, rapporte l’observation d’un sujet de 15 ans. On la trouve encore parfois jusque vers 60 ans.

Un des malades dont nous mentionnons lobservation, était âgé de 59 ans (Obs. ID.

C’est une affection qui survient généralement, chez l’homme, environ 90 fois sur 100. La femme y est peu sujette. Sur 60 observations que publient Reclus et Schwartz, 6 seulement appartiennent à des femmes. Nous-même, sur 10 observations que nous apportons, nous n’en avons qu’une qui concerne une femme.

Les professions ne paraissent avoir d’autre influerce que de favoriser l’éclosion des douleurs par la station debout prolongée ou des marches pénibles. En Effet, le traumatisme fréquent et répété chez des sujets se tenant très longtemps debout avec des chaussures à semelles peu épaisses, la marche sur un sol irrégulier, caillouteux, sont assez souvent la cause adjuvante de nombreuses affections qui, tour à tour,

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