ET DE L'HÔPITAL GÉNÉRAL DE DIJON
MoxsIEuUR LE PROFESSEUR LECLERC
Directeur de l'Ecole de Médecine
MM. Les ProrEssEurs PETITJEAN J. DEROYE J. BROUSSOLLE MM. ces Docreurs LONGIN GAUDEMET
De qui nous fûmes l’interne.
MoNSIEUR LE PROFESSEUR E. BROUSSOLLE
Directeur honoraire de l'Ecole de Médecine
MM. Les PROFESSEURS GAULT BARON DUBARD ZIPPEL BARBIER
MM. Les DocTEurs AGRON
GUÉRAIN BERNOT GANIMÉDE BRENOT LUCIEN BLANC MONTCHARMONT BEL MOREAU
À MES AUTRES MAÏITRES
Avant-Propos.
Au début de ce travail, nous avons l’agréable devoir de remercier M. le Professeur Nicoras de l'accueil si bienveillant qu'il nous a réservé dans son Service. Nous lui devons d'avoir pu, pendant de longs mois, poursuivre agréablement et avec fruit, nos études dermatologiques. Nous souhaitons de pouvoir profiter longtemps encore, à la Clinique de l’Antiquaille, de ses conseils et de son précieux enseignement. Nous serions heureux qu’il veuille bien agréer l'hommage de notre très sincère reconnaissance et de notre entier dévouement.
C’est à M. le Docteur MassrA que revient tout le mérite de cette thèse. Il a bien voulu nous intéresser souvent à ses recherches. Nous le prions de croire à notre vive gratitude.
M. le Docteur Pro, chef de Clinique, nous permettra de lui dire tout particulièrement notre respectueuse sympathie. Nous lui adressons, ainsi qu'à M. le Docteur J. LACASSAGNE, notre reconnaissant sou-
venir.
Est fa
M. le Docteur LONG, dermatologiste de l'Hôpital Général de Dijon, «a été notre premier maître. Nous le prions, ainsi que le Docteur GUÉRAIN, d'accepter nos sincères remerciements pour la confiance et les mar-
ques d'intérêt qu'il nous a prodiguées.
Au terme de nos études, nous sommes heureux de présenter à tous nos maîtres de l'Ecole de Médecine et de l'Hôpital Général de Dijon, l'hommage de notre respectueuse affection.
Le souvenir des longues années passées auprès d'eux, restera, pour nous, celui d’un temps heureux que l’on regrette.
Leur paternel enseignement, leur bienveillance de chaque jour, la sympathie qu'ils ont bien voulu nous accorder si largement, ont été la plus grande satisfaction de notre vie d'étudiant.
Avant d'entreprendre la tâche à laquelle ils nous ont préparé, nous les prions de trouver ici l'assurance de notre plus vive gratitude et de notre très sincère attachement.
Introduction.
Les cas très nombreux de teignes diverses que nous avons eu l’occasion #’observer, tant lorsque nous étions interne de M. le Docteur Longin à l'Hôpital Général de Dijon, qu’à la Clinique de Dermatologie de l’Antiquaille nous avaient montré qu’en général, un cuir chevelu porteur d’une teigne faveuse, trichophytique ou miscrosporique est à l’abri de toute infestation par un champignon autre que celui auquel il donne asile. :
Tous les auteurs ont constaté le fait. Aussi, fûmesnous étonné d’apprendre que des cheveux recueillis sur la tête de deux enfants italiens, par M. le Docteur Massia, lui avaient donné des cultures doubles : certains éléments poussèrent en achorions, d’autres en microsporon.
Les faits de ce genre sont excessivement rares si l'on s’en rapporte au nombre des cas publiés. La coexistence même de favus et de microsporie n’a jamais été notée à notre connaissance. L’aspect cli-
NP its.
nique, pourtant, semble être modifié par cette association parasitaire. Les caractères classiques habituels à l’une des teignes paraissent fort atténués par la présence concomitante de l’autre.
Nous entendrons donc par teignes doubles du cuir chevelu, ces mycoses dans les lésions desquelles on peut mettre en évidence, soit par leur aspect clinique particulier, soit surtout par les recherches de laboratoire, deux champignons différents, l’association habituellement constatée étant celle de l’Achorion Schônleinit avec un Trichophyton ou un Microsporon.
Après avoir fait un historique forcément rapide de ces teignes, nous mettrons en parallèle les observations connues et les nôtres pour tenter d’en dégager quelques considérations sur la forme anormale que semble donner aux favus, la coexistence d’une trichophytie ou d’une microsporie.
Nous essayerons enfin d'ajouter une bien faible contribution au problème de limmunité qu’on pensait pouvoir attribuer aux teignes. Peut-être la rareté des faits de ce genre n'est-elle qu’apparente. L’immunisation conférée par le favus serait sans doute moins fréquemment admise si, dans tous les cas de favus
anormal, les cultures étaient pratiquées.
BEST, Pi
Historique.
C'est en 1876, qu'AUBERT, Médecin de l’Antiquaille, observe et décrit la tondante trichophytique banale née sur la tête d’un enfant favique. Cet auteur crut tout d’abord avoir affaire à une forme de favus. La relation qu’il donne de ses examens ne laisse aucun doute à ce sujet. Il s’agissait bien d’une trichophytie coexistant avec un favus.
SABOURAUD, dans son ouvrage sur les - Teignes, signale «qu’il a observé plusieurs fois, à l'Ecole Laillier, et de la façon la plus certaine, la coexistence de la microsporie banale et de la trichophytie à culture cratériforme, sur la même tête, l’enfant atteint de l’une de ces maladies, ayant à l’école, contracté l’autre ».
Quelques auteurs anglais, danois et allemands ont trouvé des microsporons dans des Kkérions. Toutefois, sur sept cas de kérions attribués à des microsporons par CoLcoTT, Fox et BLAXALL, deux seulement donnèrent des microsporons à la culture. SABOURAUD pense que ces auteurs ont dû confondre microsporons et trichophytons microïdes du genre gypseum ou niveum.
Et c’est seulement en 1910 que Boni, Professeur à l'Ecole de Médecine de Rennes, publie une observation fort nette où il démontre l’existence des parasites du favus et de la trichophytie sur un même cuir chevelu.
L'histoire des teignes doubles se limite ainsi à trois observations. Nos recherches dans la littérature dermatologique ne nous ont appris aucun autre fait clinique analogue.
Observations antérieures.