PARTIE SPÉCIALE
Dans cette seconde partie, je me suis astreint à être aussi concis que possible ; j'ai intentionnellement réduit la description de chaque genre aux parties essentielles ; j'ai toujours suivi le même ordre pour chaque description. En un mot, j'ai considéré cette partie comme étant l'énumération des pièces justificatives qui m'ont permis de tirer les conclusions finales et surtout, la plus importante de toutes, celle qui a servi à la discussion générale. J'ai mis sous une rubrique spéciale les développements qui intéressaient quelquefois les genres décrits, toujours dans le même but de ne pas enlever le caractère particulier que jje désirais donner à cette seconde partie de mon travail.
Avant d'entrer dans ces descriptions, il est nécessaire de dire, en quelques mots, quelles sont les manipulations générales qui ont été nécessaires pour les mener à bien, et quel est l’ordresuivi dans l’énumération des genres.
Chaque fois que les échantillons me l'ont permis, j'ai fait des
coupes longitudinales et tangentielles. Les coupes ont été souvent
éclaircies par l’eau de Javelle, afin de bien observer les places occupées par les organes sécréteurs. La nature histologique des tissus a été révélée surtout au moyen des deux méthodes suivantes :
1° Action successive du vert de méthyle et du carmin aluné de Tangl;
2° Action simultanée de la vésuvine et de la fuchsine; ce dernier procédé donne rapidement une double coloration très nette et très élégante. Je l'ai employé sur le conseil de mon ami M. J. Huber, qui a eu, le premier, l’idée d'associer ces deux colorants.
/ — 39 — ‘: Pour la description des genres, j'ai d'abord décrit les Anacardiées, puis les Bursérées. Pour décrire les. Anacardiées, j'ai conservé les divisions admises par M. Engler dans sa monographie de ces plantes (quatrième volume des suites au Prodrome de De Candolle). J'ai cependant interverti l’ordre dans lequel M. Engler les a décrites.
J'ai commencé par les Rhoïdées, puis j'ai décrit successivement les Dobinées, les Sémécarpées, les Spondiées et les Mangiférées. La description des Bursérées termine ce chapitre.
Dans chacune des divisions, j'ai décrit les genres en les groupant d’après les affinités anatomiques qu'ils m'ont paru présenter entre eux; ainsi, par exemple, dans les Rhoïdées, j'ai fait trois sections:
1° Genres dépourvus de canaux médullaires dans toutes les espèces étudiées; :
2° Genres comprenant certaines espèces pourvues de canaux médullaires et certaines autres sans canaux médullaires ;
3° Genres pourvus de canaux médullaires dans toutes les espèces étudiées. l
Comme je n'ai pu melivrer à des recherches sur toutes les espèces de chacun de ces genres, je ne prétends pas que cette division soit définitive ; des recherches ultérieures pourront la modifier. J’ai agi de même pour les autres groupements admis par M. Engler.
Si j'ai accepté les genres établis par M. Engler dans sa monogra-
phie, ce n’est pas qu'ils me paraissent tous acceptables; mais on
verra que l'anatomie de la tige ne présente pas généralement des caractères génériques assez nets pour infirmer l’autonomie de ces genres; néanmoins, pour certains genres, ces caractères anatomiques aident à éviter des confusions, et dans un cas même (celui du Canarium), ils permettent de circonserire très nettement le genre.
Les genres non étudiés et les genres à exclure sont énumérés à la fin, et j indique brièvement les raisons anatomiques qui me paraissent plaider en faveur de l’exclusion de ces derniers.