MÉDULLAIRES À MÉDULLAIRES
. succedanea L.— Ind. or. et Java. R. villosa L. f.— Abyssinie.
. mysurensis Heyne.— Ind. or. R. thyrsiflora Balf. f.— Socotora.
. Wallichü Hook. f— — R. pentaphylla Desf.— Algérie et Maroc. . hypoleuca Champ.— Hong-Kong. R. tomentosa L.— Cap.
. trichocarpa Miq.— Japon. R. lucida L.— —
. semialata Murr.— — R. angustifolia L. —
.r'elusa Zoll.— Australie. R. suaveolens Aït.— Amér. sept.
. retinorrhæa Stend.— Abyssinie. R.integrifoliaEngl.— — et Jard. .glulinosa Hochst.— — Lisbonne.
. oxyacantha Cav.— Algérie.
. glaucescens Rich.— Zanzibar.
.ldævigata L. — Cap.
. undulata Jacq.— Cap.
.viminalis Vahl:— —
. glauca Desf.— —
. Copallina L.—Amér. sept.
. typhina L. — =
. Toxicodendr'on L.— Am. sept. etJard.
Montp.
R. Coriara L.— Rég. Médit.
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(1) Ueber die morphologischen Verhältnisse und die geographische Verbreitung der Gattung Rhus, wie der mitühr verwandten, lebenden und ausgestorbenen Anacardiaceæ. (Engler’s Bot. Jahr., vol. I, p. 395).
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Il suffit d'examiner ce classement pour se rendre compte que, sur les sept espèces extratropicales du Cap, quatre possèdent des canaux médullaires et trois n’en possèdent pas; sur cinq espèces africaines et tropicales provenant d'Abyssinie, de Socotora ou de Zanzibar, on en voit trois pourvues de canaux médullaires et deux dépourvues d'organes sécréteurs médullaires.
Il serait intéressant d'étudier toutes lés espèces de ce genre, je n'ai pu me procurer que celles-là. Néanmoins il ne me parait plus possible, après ces résultats, d'accepter entièrement la conclusion de M. Engler. Il n’est pas impossible que le climat agisse, mais on ne peut pas conclure que c’est une espèce tropicale par la seule constatation de la présence des canaux médullaires, d’autant plus que si on ne se limite plus au genre Ahus, mais si on considère tous les genres de Térébinthacées en se plaçant à ce point de vue, on arrive à des résultats à peu près-identiques.
Les genres Protorhus et Haplorhus, par exemple, sont tropicaux et manquent de canaux médullaires; nous verrons plus loin que les Nothopegia, Bouea, toutes les Bursérées (sauf le genre Boswellia) se composent d'espèces tropicales dépourvues de canaux sécréteurs médullaires. Le
Donc je ne pense pas qu'il faille chercher un rapport constant entre la présence ou l'absence des canaux médullaires et le climat. Faut-il voir dans ces faits une relation phyllogénétique, un rapport de parenté ? Peut-être, mais il ne.me paraît pas possible d'aller plus loin que l'hypothèse; les lacunes de nos connaissances sont encore trop nombreuses ; il faudrait avoir fait une étude complète de toutes les plantes Térébinthacées, peut-être alors pourrait-on saisir ces relations. Pour le moment, on ne peut guère formuler que des hypothèses.
J'ai groupé autour du genre ARhus tous les autres genres qui, suivant les espèces observées, m'ont montré ou non des canaux médullaires, à savoir : Aeeria Meissn. (Anaphrenium E. Mey.), Comocladia P. Br., Schinus L., Mauria H. B. K. et Sorindeia P.Th.
HEERIA MEIssxer (Anaphrenium E. Mey.)
Nombre des espèces.— 7, de l'Afrique tropicale et subtropicale. Espèces étudiées.— 1, A. insignis (Delile) O. Ktze. (Herb. Montp. et Zanzibar).
Anatomie.— Liège sous-épidermique. Écorce composée de cellules tannifères contenant souvent des macles, à parois cellulosiques; au milieu de ces cellules, quelques cellules à parois lignifiées. Les arcs fibreux sont peu courbés, très rapprochés les uns des autres, formant presque un cercle continu, Canaux sécréteurs larges.
Fig. 22: Heeria insignis. Schéma de la tige. Coupe transversale. G 60 = env. :
Liber riche en tannin et en cristaux simples. Bois à tissu ligneux avec parois peu épaisses; vaisseaux ligneux larges. Rayons médullaires unisériés, tannifères. Moelle à cellules inégales; les unes plus larges que longues avec cristaux simples ou macles, les autres allongées dans le sens longitudinal. 8-10 canaux sécréteurs médullaires
situés à la périphérie.
Observation.— M. Engler (1) a étudié 77. dispar (E. Mey.) O. Ktze et H. argentea (E. Mey.) O0. Ktze. Ces deux espèces sont privées de canaux médullaires. Ce fait d’avoir ou non des canaux médullaires rap-
(1) Engler’s Bot. Jahr., vol. I, p. 388.
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. SVMRR) us proche le genre Æeeria du genre ARhus. Plusieurs auteurs, parmi lesquels Bentham et Hooker, M. Baillon et M. Marchand, considèrent que les espèces du genre Æeeria doivent être réunies au genre /?hus. L'anatomie de la tige ne fournit aucun argument pour ou contrecette opinion.
COMOCLADIA P. BROWNE
Nombre des espèces. — 9, de l'Amérique centfale. Espèces étudiées .— 4, C. integrifolia Jacq., C. dentata Jacq., C. ilicifolia Sw. (Herb. Montp.), C. platyphylla Rich. (Herb.Paris).
Anatomie. — Épiderme. Écorce externe collenchymateuse, tannifère; écorce interne à parois minces. Arcs fibreux très nets, fortement arqués, entourant sur trois côtés les canaux sécréteurs du liber primaire. Liber tannifère. iBois à tissu ligneux composé de cellules à parois épaisses ; vaisseaux en petit nombre. Rayons médullaires tannifères. Moelle à cellules régulières, tannifères, avec macles. Avec canaux sécréteurs médullaires périphériques (C. integrifolia) ou sans Canaux médullaires (C. dentata, ilicifolia et platyphylla).
Observation. — Ce genre est maintenu avec doute parmi les Térébinthacées. M. Marchand s'exprime ainsi : «Ses caractères de végétation l’éloignent un peu de toutes nos Anacardiacées et le rapprochent des Zanthoxylées ; mais l’organisation desa fleur l’unit intimément aux ÆRhus.» (1). Le caractère d’avoir ou non des canaux médullaires, suivant les espèces, le rapproche aussi des Rhus. |
SCHINUS Linné
Nombre des espèces. — 11, de l'Amérique du Sudet de l'Australie.
Espèces étudiées. — 5, S. Molle L.,S. dependens Orteg.(Jard.Montp.), S. terebinthifoliun Rad. (Jard.Montp.et Herb. Paris), S.weinmanniæfolium Engl., S. lentiscifolium March. (Herb. Paris). ;
Anatomie. — Épiderme à cellules aplaties. Liège naissant de l’assise sous-épidermique. Écorce externe collenchymateuse ; écorce interne composée de cellules allongées dans le sens tangentiel, à parois minces ; toute l'écorce est tannifère, avec quelques cristaux. Arcs fibreux très allongés, protégeantles canaux du liber primaire.
(1) Revision du groupe des Anacardiacées, p. 88.